Le piratage vu par un écrivain

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Sur le problème du piratage, nous avons deux camps qui se sont formés ces dernières années. Ceux qui disent que le piratage entraine logiquement la chute des ventes du produit piraté (musique, cinéma, vidéo, etc.) et donc du revenu des ayants droits et ceux qui au contraire défendent l’idée que le piratage est un bon moyen de promotion.

Force est de constater que ces derniers mois l’idée soutenue entre autre par notre chère ministre, Chistine Albanel, prend du plomb dans l’aile.

Paulo Coelho, écrivain brésilien de renommée mondiale qui a entre autre écrit l’excellent « L’alchimiste », a fait part à un journaliste du figaro sa vision du web et notamment le piratage.

Dans la vidéo Paulo Coelho assure que le piratage est une manière de faire connaitre les œuvres.
Depuis qu’il a mis à disposition sur son blog, une liste des sites qui proposent de télécharger ces oeuvres illégalement, la vente de celles-ci ont augmenté.

Vision intéressante du problème surtout quand cette dernière est faite par un écrivain qui subit théoriquement l’effet du piratage.

D’ailleurs, pendant que notre gouvernement déclare haut et fort que le piratage aurait entrainé l’an dernier un manque à gagner de 1,355 milliard d’euros de recettes en moins pour l’industrie culturelle ainsi que 10 000 emplois supprimés dans les divers secteurs étudiés, Numérama nous apprenait hier que la cinématographie ne s’est jamais aussi bien portée avec une hausse de 40% en comparaison de novembre 2007 et une fréquentation des salles en hausse de 6,7% depuis le début de l’année.

Pour conclure, faites vos propres conclusions sur le problème et ne laissez pas d’autres penser pour vous.

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A propos de l'auteur

[Responsable Technique]
Souvent confondu avec un castor, aime les sports mécaniques et la vie associative.

18 commentaires

  1. Toute personne qui a un minimum de jugeote et se renseigne avant de parler contrairement à certains ___ ( <- place libre pour mettre le nom de la ministre ou de l'artiste de votre choix), sait parfaitement que le rapport Olivennes est une vaste fumisterie basée sur des mensonges et des approximations. Aujourd'hui le téléchargement gratuit (légal ou non) permet de doper les ventes sur des produits dérivés à forte valeur ajoutée comme les concerts, les posters, les collectors, les contrats de publicité etc. et permet l'accès à la culture à beaucoup à plus de monde car le prix n'est plus un frein à la consommation de musique. Bien sûr si la démocratisation des biens culturels étaient une priorité en France on le saurait, mais la priorité aujourd'hui c'est la censure du web, le népotisme et la régression des libertés individuelles.

  2. Cela fait plaisir de lire ce genre d'information mais par pitié un peu d'effort sur la relecture : avant dernier paragraphe « ne sait jamais » à remplacer par « ne s'est jamais ». Désolé, mais ça pique les yeux.

  3. fbattail a écrit :
    Cela fait plaisir de lire ce genre d'information mais par pitié un peu d'effort sur la relecture : avant dernier paragraphe « ne sait jamais » à remplacer par « ne s'est jamais ». Désolé, mais ça pique les yeux.
    Ooooppsss :D

  4. N'importe nawak. Pour l'instant, le livre est l'objet culturel qui échappe le mieux au piratage vu la perte de confort des versions électroniques. Attendez que l'Ebook se développe et je suis curieux d'entendre à nouveau l'ami Coello (dont on peut ne pas aimer le contenu des bouquins d'ailleurs). Le plus drôle serait qu'il n'en vende plus :-) Pour moi cet avis est donc complètement à contre temps. C'est quelqu'un qui s'exprime sur un sujet qui ne le touche pas directement pour le moment (l'effet "allez lire les pdf pourris, ça vous donnera envie d'acheter mes livres" joue à fond ici).

  5. lian54 a écrit :
    N'importe nawak. [...] C'est quelqu'un qui s'exprime sur un sujet qui ne le touche pas directement pour le moment (l'effet "allez lire les pdf pourris, ça vous donnera envie d'acheter mes livres" joue à fond ici).
    Il n'est pas le seul à avoir ce sentiment et en matière d'édition littéraire produire un pdf ne nécessite pas une armée mexicaine et donc les intermédiaires qui vont avec. D'autres écrivains comme Cory Doctorow, auteur de science fiction, contributeur de Wired et ancien membre de L'Electronic Frontier Fondation (EFF) ont également abondé dans le même sens. Le rapport entre auteur et public en matière de littérature est beaucoup plus direct via Internet que par exemple la musique ou le cinéma. Pour ce qui est de la préférence du format livre / fichier c'est loin d'être aussi réducteur que le pdf c'est bien quand il y a 5 pages et le bouquin quand il y en a 200. Donc qu'un auteur puisse apprécier que ses oeuvres puissent dépasser le cercle habituel de diffusion est plutôt une bonne chose, même si bien évidement cela n'est pas figé dans le temps.

  6. Pour l'instant, le livre est l'objet culturel qui échappe le mieux au piratage vu la perte de confort des versions électroniques.
    +1. Notre écrivain n'a peut-être pas tort sur le fond, mais je serais mieux convaincu avec des exemples plus représentatifs, ie. la même recette appliquée à la musique et pourquoi pas aux films / séries. De même, il y a certainement différentes façon d'appréhender le problème de la diffusion non autorisée des oeuvres en fonction de sa notoriété: - un artiste pas/peu connu ou en devenir sera certainement plus intéressé de voir son oeuvre diffusée le plus largement possible: ce qu'il pourrait éventuellement perdre en 'vente', il le gagnera en notoriété. - un artiste déjà en haut de l'affiche n'a par contre plus rien à gagner question notoriété.

  7. Je ne suis pas sûr que les écrivains aient tant à craindre du piratage. Le marché du livre est bien différent de celui de la musique et très peu d'écrivains vivent des ventes de leur oeuvre contrairement aux acteurs ou aux chanteurs. Certes le numérique va révolutionner le modèle économique de la filiale papier, mais au fond pour la plupart des écrivains les recettes liées aux ventes ne sont qu'une petite partie de leurs revenus : un écrivain à succès gagnant souvent plus lors du rachat des droits pour le cinéma ou lorsqu'il collabore à des magazines TV ou papier. Un écrivain qui vend quelques milliers de livres (l'énorme majorité donc) ne peut pas s'enrichir et aura peut être plus à gagner à être diffusé gratuitement qu'à toucher 1 euro par livre papier vendu. De plus contrairement au journal ou au magazine papier qui disparaîtront un jour, le livre conservera un statut particulier et évoluera sans doute vers un objet de collection à plus forte valeur ajoutée et sur lequel l' écrivain touchera peut être un peu plus (je le leur souhaite).

  8. fbattail a écrit :
    N'importe nawak. [...] C'est quelqu'un qui s'exprime sur un sujet qui ne le touche pas directement pour le moment (l'effet "allez lire les pdf pourris, ça vous donnera envie d'acheter mes livres" joue à fond ici).
    Il n'est pas le seul à avoir ce sentiment et en matière d'édition littéraire produire un pdf ne nécessite pas une armée mexicaine et donc les intermédiaires qui vont avec. D'autres écrivains comme Cory Doctorow, auteur de science fiction, contributeur de Wired et ancien membre de L'Electronic Frontier Fondation (EFF) ont également abondé dans le même sens. Le rapport entre auteur et public en matière de littérature est beaucoup plus direct via Internet que par exemple la musique ou le cinéma. Pour ce qui est de la préférence du format livre / fichier c'est loin d'être aussi réducteur que le pdf c'est bien quand il y a 5 pages et le bouquin quand il y en a 200. Donc qu'un auteur puisse apprécier que ses oeuvres puissent dépasser le cercle habituel de diffusion est plutôt une bonne chose, même si bien évidement cela n'est pas figé dans le temps.
    Je connais un autre auteur qui a lui-même mis son livre volontairement sur internet en .pdf et que j'ai téléchargé et imprimé à la demande de l'une de ses amies: http://www.la-feerie-du-neant.com/livre/lafeerieduneant.pdf , et il n'est certainement pas le seul...

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