Apple-Google : la mésentente cordiale

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Google tente de croquer la pomme

Les velléités d’extension de Google et une bonne entente avec la firme à la pomme ne sont pas compatibles. Après plusieurs mois de doute, d’un commun accord, le PDG de Google quitte le conseil d’administration d’Apple.

C’est l’histoire d’un mec. Pardon ; c’est l’histoire d’Eric Schmidt. Homme important, s’il en est : c’est le PDG de Google, premier moteur de recherche mondial et en avance sur bien des innovations (notamment en termes de services web).

Apple figurait parmi les partenaires historiques de Google. Les liens entre les deux firmes ne sont pas imaginaires : Eric Schmidt siégeait même au conseil d’administration d’Apple depuis 2006.

Seulement voilà, Google grandit, grossit, s’étend. Un peu trop aux yeux d’Apple. Ce qui n’était qu’un simple prestataire de services sur Internet a fini par lancer des produits fortement concurrentiels sur le terrain même d’Apple.

Face à l’iPhone, Google propose son propre système d’exploitation pour mobiles, libre et en partenariat avec de gros constructeurs (HTC…) : Android. Face à Safari sous Mac et Windows, Google lance un navigateur simple et plaisant : Chrome. Finalement, Google finit même par annoncer son propre système d’exploitation, frontalement opposé au business des Mac et de Mac OS : Chrome OS.

Dès lors, difficile d’imaginer que le PDG de Google puisse continuer à participer aux décisions, dès lors que leurs intérêts finissent par entrer en conflit. Pour éviter les incompréhensions, voire le pugilat, Steve Jobs (PDG d’Apple) et Schmidt arrangent d’un commun accord son départ. Départ annoncé aujourd’hui par Jobs himself.

Même si l’acte est plutôt symbolique, en filigrane, c’est toute une nouvelle politique de la part de Google qui se dévoile. A vouloir accaparer tous les marchés, Google se met à dos de nombreux partenaires historiques. On imagine notamment que Mozilla (éditeur de Firefox), un des plus gros partenaires de Google, n’a pas dû voir d’un très bon œil l’arrivée du navigateur Chrome…

C’est l’histoire d’un mec, il est seul.

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8 commentaires

  1. Calife à la place du calife.......Google devient tentaculaire........pas pour notre bien, ni pour l'inverse! Ce qui est sûr c'est que MS, Apple et autres vont devoir mettre les bouchées doubles pour rester à la pointe; et c'est cela qui est très bon pour nous tous!!!

  2. Je ne vois pas la polémique, certes Apple et Google deviennent de vrai concurrents mais pas ennemis. Je me demande si cela n'est pas un peu monté en épingle et tout le monde tombe dans le panneau. Apple et Google ont un vrai concurrent : "M$". Petit à petit la société de Seattle est encerclée par l'offre Apple dans le haut de gamme et par Google coté volume. Que va-t-il resté à M$ dans 10 ans ? Pour l'instant le marché des entreprises reste sa chasse gardée de Microsoft, mais pour combien de temps encore ? Une fausse Apple-Google pour mieux cacher la vraie bataille ?

  3. le coté sympa de google c'est sa manière de tirer le tapis sous les pieds de ses concurrents, et le coté moins sympa, c'est quand il fait du tort au logiciel libre. nous on est un peu spectateurs de tout ça, est-ce qu'on a le choix ?

  4. jiggaknot a écrit :
    Pour apporter un peu d'eau au moulin, --->lire ici.
    Je n'étais pas sûr de devoir en parler : Apple refuse énormément de logiciels indépendamment de qui les édite. On parle de Google Voice, mais aussi de Spotify et tant d'autres... ce serait sans doute un point de critique envers Apple mais pas vraiment une opposition tout spécialement entre Google et Apple.

  5. yoann007 a écrit :
    Pour apporter un peu d'eau au moulin, --->lire ici.
    Je n'étais pas sûr de devoir en parler : Apple refuse énormément de logiciels indépendamment de qui les édite. On parle de Google Voice, mais aussi de Spotify et tant d'autres... ce serait sans doute un point de critique envers Apple mais pas vraiment une opposition tout spécialement entre Google et Apple.
    Sauf que c'est AT&T qui tire les ficelles, ça se voit particulièrement pour Google Voice dont le concept est de faire des économies de téléphone. De quoi faire voir rouge tout opérateur... Spotify j'ai pas entendu qu'il ai été refusé. Pour jiggaknot: on peut reprocher à Apple de devoir faire avec ses partenaires. Mais Google a déjà connu par le passé ce genre de tracas (TMobile qui a refusé un logiciel de modem sur AndroidMarket). L'arroseur arrosé ? ;) Et de ce que j'ai entendu dire du futur magasin en ligne de Microsoft, on retrouve exactement les mêmes conditions anti VOIP. La FCC devra donc faire le ménage, chez tout le monde, pas qu'Apple.

  6. Il est peut-être un peu hâtif d'oublier dans cet épisode l'importance du nouveau système d'exploitation de Google, Chrome, dont les convergences ou divergences avec OS X sont sans doute déterminantes.

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