Les syndicats craignent 2000 suppressions d’emploi chez SFR

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Les syndicats FO (Force ouvrière) et la CFDT de SFR estiment que le plan de départs volontaires (PDV) mis en place par l’opérateur pourrait toucher jusqu’à 2000 personnes, sur des effectifs de 10 000 salariés environ.

De 1500 à 2000 employés en moins : c’est la nouvelle estimation des organisations syndicales, plus pessimiste que la précédente — qui prévoyait, fin mai, le départ d’environ 500 salariés.

« Nous nous fondons sur le montant des économies qui nous sont demandées et sur les indications distillées par la direction, telles que la réduction du management intermédiaire », explique Olivier Lelong, délégué syndical CFDT chez SFR. « SFR ne va pas mettre en œuvre un PDV pour supprimer moins de 1000 emplois, alors qu’il arrive à gérer 300 à 400 sorties par an dans le cadre de la GPEC [gestion prévisionnelle des emplois et des compétences] », renchérit Vanessa Jereb, déléguée de l’Unsa.

Du côté de FO, on dénonce le « dumping commercial manifeste » du nouvel entrant, Free Mobile ; dans une lettre adressée au ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, le syndicat s’en prend au nouvel entrant. « Comment admettre qu’il puisse prendre des millions de clients sans quasiment investir dans ses propres réseaux ? ». Et d’interpeller le ministre sur les possibles conséquences d’une annulation du système actuel de subventions sur les terminaux mobiles, réclamée par Free auprès du Tribunal de commerce : « vos décisions orienteront forcément les opérateurs soit à préserver, soit à réduire drastiquement leurs réseaux de distribution. Avec un impact direct également sur les distributeurs indépendants qui représentent plusieurs dizaines de milliers d’emplois ».

Stéphane Roussel, nouveau PDG de SFR, a fait savoir que le PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) « a plus à voir avec la réorganisation, axée sur l’expérience client “multicanal”, qu’avec une quelconque difficulté économique ». Sans toutefois parvenir à rassurer sur le nombre d’emplois réellement concernés. Les syndicats dénoncent un double discours, rassurant devant les médias et les investisseurs, mais insistant sur les difficultés financières de SFR en comité central d’entreprise.

L’ampleur du plan prévu par SFR ne sera connue que fin novembre, lorsque la direction dévoilera officiellement ses projets en matière d’emploi.

Source : La Tribune

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

52 commentaires

  1. La plus part des syndicats Télécoms, vont nous basiner avec : C'est la faute de Free Mobile. Eux, à cause de leurs prix bas, nous enlève nos emploi.

    Suis pas un anti syndicat, mais là Les Télécoms, commencent à me gonfler avec leurs arguments à la con !!

    De toute façon, tous ces syndicalistes savaient qu'avec l'arrivée de FREE Mobile, les prix allaient baisser comme avec l'ADSL

  2. « Comment admettre qu’il puisse prendre des millions de clients sans quasiment investir dans ses propres réseaux ? »

    Quand on lit ça, on comprend tout de suite que la direction d'SFR a bien bourré le mou des syndicalistes en leur faisant croire que tous les problèmes viennent de Free!
    Ont-ils seulement des chiffres pour étayer leur revendications?

  3. doume_21 a écrit :

    La plus part des syndicats Télécoms, vont nous basiner avec : C'est la faute de Free Mobile. Eux, à cause de leurs prix bas, nous enlève nos emploi.

    Suis pas un anti syndicat, mais là Les Télécoms, commencent à me gonfler avec leurs arguments à la con !!

    De toute façon, tous ces syndicalistes savaient qu'avec l'arrivée de FREE Mobile, les prix allaient baisser comme avec l'ADSL

    Tout à fait!
    Mais ce que je comprend encore moins, c'est pourquoi les syndicats ne voient pas (ou ne veulent pasvoir) que c'est au sein de leurs dirigeants qu'est le problème, et non au sein de la concurrence.

  4. doume_21 a écrit :
    De toute façon, tous ces syndicalistes savaient qu'avec l'arrivée de FREE Mobile, les prix allaient baisser comme avec l'ADSL


    Et ? Qu'ils le sachent ou pas, ça change quoi à leur rôle de syndicaliste ?
    Je ne sais pas dans quel métier tu bosses, mais je doute fort que tu sautes de joie si un concurrent se pointait en cassant les prix et en provoquant (éventuellement) des licenciements dans ta boite (que ce soit parce que ta boite n'a pas réagi à temps ou qu'elle n'ait pas les moyens de réagir).
    Personnellement, je travaille dans un domaine ou la concurrence étrangère (et nettement moins chère) se fait de plus en plus féroce, c'est normal, c'est de bonne guerre, de là à dire que je m'en réjouis y'a un pas. Et les effectifs français (je devrais dire "occidentaux") ont fondu comme neige au soleil.

  5. Alors d'un je suis demandeur d'emploi.

    Après l'entreprise et les syndicalistes auraient pu faire des nouveaux tarifs, alors que là, ils ont attendu que FREE Mobile balance leurs tarifs. Si SFR ne savait pas que Free pouvait baisser les tarifs comme pour l'ADSL, euh... Suis pa moine, mais bon on essaye de baisser aussi les tarifs, et on essaye aussi de sauvegarder les emploi. SFR euh même pas ils ont pensé à tout ça.

    Suis rien par rapport à ces personnes qui gagnent plus que moi et qui n'ont pas eu cette idée.

    Et toi ?

  6. OhMonBato a écrit :

    Et ? Qu'ils le sachent ou pas, ça change quoi à leur rôle de syndicaliste ?
    Je ne sais pas dans quel métier tu bosses, mais je doute fort que tu sautes de joie si un concurrent se pointait en cassant les prix et en provoquant (éventuellement) des licenciements dans ta boite (que ce soit parce que ta boite n'a pas réagi à temps ou qu'elle n'ait pas les moyens de réagir).
    Personnellement, je travaille dans un domaine ou la concurrence étrangère (et nettement moins chère) se fait de plus en plus féroce, c'est normal, c'est de bonne guerre, de là à dire que je m'en réjouis y'a un pas. Et les effectifs français (je devrais dire "occidentaux") ont fondu comme neige au soleil.

    Oui mais après tu fais quoi? Tu pleurniches sur ton sort en pointant du doigt le "méchant" concurrent et en laissant ta direction te virer, ou tu te bouges pour que ta direction revoit ses dividendes à la baisse? (et ainsi préserver l'emploi en étant encore concurrentiel)
    En tout cas eux ils ont choisi: ils préfèrent taper sur le "méchant" concurrent.
    Sincèrement je ne pense pas que ça changera la situation dans laquelle ils sont... mais je peux me tromper.

  7. "y'a qu'a baisser les dividendes" me parait un peu simpliste. On peut penser ce qu'on veut des dirigeants de grandes entreprises mais si la solution n'était que là, j'imagine malgré tout qu'ils y auraient pensé.
    En schématisant (caricaturant) à l'extrême : baisse de dividende = action moins attractive = cours de l'action en baisse = moins de capitaux = moins d'investissements (= moins d'emplois ?). Ca peut dans une certaine mesure être rattrapé par une politique commerciale habile, des nouvelles offres, etc.... mais pas simple tout de même et impossible de mettre ça en route du jour au lendemain.
    Sans même parler des centaines ou milliers d'emplois en jeu, je ne suis pas sûr qu'on ait à se réjouir à voir 2 gros concurrents dans une telle panade. Le jour où il ne resterait que Orange et Free, resterait-il vraiment une vraie concurrence ?

  8. Je schématisait moi aussi en disant qu'il fallait baisser les dividendes.
    Bien sûr qu'il n'y a pas que ça à faire. Mais simplement, au lieu de tirer à boulet rouge sur le concurrent, ne vaut-il pas mieux concentrer ses forces pour justement préserver les emplois (de son entreprise et ceux du concurrent, eh oui le concurrent aussi embauche du monde!) et trouver des solutions autre que des licenciements?

  9. OhMonBato a écrit :

    "y'a qu'a baisser les dividendes" me parait un peu simpliste. On peut penser ce qu'on veut des dirigeants de grandes entreprises mais si la solution n'était que là, j'imagine malgré tout qu'ils y auraient pensé.
    En schématisant (caricaturant) à l'extrême : baisse de dividende = action moins attractive = cours de l'action en baisse = moins de capitaux = moins d'investissements (= moins d'emplois ?). Ca peut dans une certaine mesure être rattrapé par une politique commerciale habile, des nouvelles offres, etc.... mais pas simple tout de même et impossible de mettre ça en route du jour au lendemain.
    Sans même parler des centaines ou milliers d'emplois en jeu, je ne suis pas sûr qu'on ait à se réjouir à voir 2 gros concurrents dans une telle panade. Le jour où il ne resterait que Orange et Free, resterait-il vraiment une vraie concurrence ?


    Votre analyse est frappée au coin du bon sens.
    Dans les boîtes de télécom avec lesquelles je travaille, les investissements sont à l'aune des baisses de C.A., des baisses de marges, des baisses de projets à moyen et long terme. La confiance a disparue.
    Et la première conséquence de l'effondrement des investissements, c'est la perte d'emplois. Et là c'est court terme.
    La seconde conséquence, et vous le relevez fort justement, c'est le rétrécissement de l'offre concurentielle.

    Ce que nous gagnons en tant que consommateurs nous le perdons en tant que contribuables car il faut subventionner les nouveaux chômeurs.

  10. les syndicats ont raisons de craindre ces suppressions d'emplois. Les trois sites parisiens de sfr vont être regroupés en un seul. Le problème c'est que ce nouveau site ne pourra accueillir que 60% des salariés actuels. Et ce choix a été fait il y a deux ans. Heureusement que Free est là pour justifier des suppressions d'emplois prévus depuis 2 ans!!!

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