Bouygues : B & You vise une « frange de clients experte »

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Notre SAV : « just f**** Google it »

Au lendemain de l’annonce de son forfait remarqué B & You, proposant de la téléphonie mobile illimitée à 24,90 €/mois, Bouygues Telecom est au centre de toutes les attentions.

Olivier Roussat, directeur général de Bouygues Telecom, répond aux questions du Figaro dans une interview publiée ce jour. Celui-ci confirme le positionnement de la firme, observé dans le spot publicitaire du nouveau forfait : « avec les smartphones et le succès de l’Internet mobile, toute une frange de clients est devenue experte ». Ces clients « savent faire beaucoup de choses par eux-mêmes via Internet, sans avoir besoin d’assistance », explique-t-il.

Le journal ne manque pas de lui faire remarquer les similitudes d’une telle stratégie avec le business model historique de Free, notamment sur l’importance de la communauté en ligne. Olivier Roussat préférera alors botter en touche, évoquant l’apparition de ce nouveau marché depuis « quelques mois » :

Le Figaro : Vente en ligne, communauté de geeks… Est-ce une manière de contrer l’arrivée de Free en utilisant ses propres armes ?

Olivier Roussat : Depuis quelques mois, le marché s’est très fortement segmenté en deux blocs, avec d’un côté des clients qui sont prêts à payer des forfaits smartphones chers avec des services nombreux et, de l’autre, des clients qui se débrouillent par eux-mêmes mais veulent des forfaits moins chers. Ces derniers sont également répartis chez tous les opérateurs.

En quoi est-ce novateur ?

B&You est un concept nouveau : un prix révolutionnaire, une offre sans engagement, le tout intégralement sur Internet. Tout cela ensemble, ça n’avait jamais encore été fait. Nous entrons dans une nouvelle ère, celle des données, et nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Nous sommes au début de l’histoire numérique des foyers.

Vous proposez des forfaits sans téléphone inclus. Est-ce la fin du modèle basé sur la subvention, qui grève les coûts des opérateurs ?

Pour l’opérateur, en termes de valeur, c’est quasiment équivalent : soit nous subventionnons le téléphone, et les forfaits sont plus chers, soit nous faisons l’économie du téléphone, et nous rendons cette économie au client en baissant le prix de son forfait. Dans la même logique, le fait que tout se passe sur Internet permet de ne pas facturer le coût de la distribution en boutique, et celui des centres de relation clients.

- Lire l’intégralité de l’interview sur le site du Figaro

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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