Vos informations sont conservées

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Récemment l’affaire Microsoft a fait le Buzz sur internet.
On a pu y découvrir les données que l’entreprise gardait à disposition des autorités judiciaires américaines.

Loin de faire le procès de cette pratique, il est important de garder à l’esprit que ces données peuvent servir dans de nombreux cas. (terrorisme, pédophilie, enquête, piratage etc…)

La multinationale de Redmont reste un exemple mais d’autres comme Apple, Google, fournisseurs d’accès internet et autres détiennent des informations sur vos habitudes et actions sur le net.
Ainsi on pourra retrouver sur réquisition judiciaire les IP, numéros de carte de crédit, informations saisies sur vos profils, heures de connexions et bien d’autres informations.

La directive européenne 2006/24/CE sur la conservation des données, du 15 mars 2006, exige la conservation des données pendant une période allant de six mois à deux ans, en particulier en vue de :

- tracer et identifier la source d’une communication ;

- tracer et identifier la destination d’une communication ;

- identifier la date, l’heure et la durée d’une communication ;

- identifier le type de communication ;

- identifier la machine utilisée pour communiqué ;

- identifier la location des équipements de communication mobile.

L’ensemble des états restent vigilants, encore cette semaine en Allemagne le tribunal constitutionnel a jugé excessif les conservations de données outre-Rhin.

Il est inutile de tomber dans la paranoïa. Conscient du caractère excessif de certains archivages et sous la pression des états, les firmes diminuent les durées du stockage des historiques des moteurs de recherche. Par exemple Google est passé récemment de 18 à 9 mois de stockage pour son moteur de recherche.

Gardez simplement à l’esprit que l’activité sur Internet est beaucoup plus tracée que votre vie quotidienne. Le danger peut alors résider dans le recoupement d’informations, mais là c’est déjà un autre sujet…

- L’article de Zataz.com sur la conservation des données par Microsoft

- Site traitant de la conservation de données (Anglais)

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A propos de l'auteur

Je suis à Freenews depuis 2005. Je suis modérateur, rédacteur et membre du Conseil d’Administration de l’association.
Je bosse dans un service d’expertise technique d’Enedis à Tours.
Premières connexions Internet (en 33,6) en 1997 avec des factures monstrueuses !
Freenaute de la première heure, j’ai fais parti des forfaits 50H bas débit bien avant l’ADSL. Un vrai Freenaute historique…

11 commentaires

  1. Je ne pense pas que ce soit une nouvelle découverte pour google & les autres si les spams sont ciblés ce n'est pas du au hasard en plus de faire la betise de " Donner " volontairement l' autorisation à certains site de les utiliser par ce qu'on n'a pas tout lu & puis même sans l' autorisation sa passe quand même. C'est peut être plus difficile pour les malveillant en utilisant Copernic mais il tourne pas sous Mac Dommage @+REDTOX

  2. DURTELLE de SAINT sAUVEUR le

    aujourd'hui vous nous avez coupé le téléphone n°04** ** ** ** soyez assez aimable de nous rebrancher merci Modération Propos HS , le forum permet de discuter de vos problèmes

  3. Je ne sais plus où j'ai lu la formule, mais elle est ici pertinente : Pour qu'un état de droit soit une démocratie il faut la liberté, sinon c'est une dictature. Ce qui, si on l'appliquait dans l'archivage, devrait nous donner la possibilité d'effacer nos traces (après contrôle par une entité neutre, un controle qui n'est pas genant lorsqu'on a rien à se reprocher, du moins c'est acceptable). Donc le vrai problème est, à mon sens, non pas cet archivage et la tracabilité, c'est d'ailleurs une revendication perdue depuis longtemps et qui n'a plus lieu d'être débattu, mais plutôt que nous ne sommes pas libres d'effacer ces traces.

  4. Inner S a écrit :
    Je ne sais plus où j'ai lu la formule, mais elle est ici pertinente : Pour qu'un état de droit soit une démocratie il faut la liberté, sinon c'est une dictature. Ce qui, si on l'appliquait dans l'archivage, devrait nous donner la possibilité d'effacer nos traces (après contrôle par une entité neutre, un controle qui n'est pas genant lorsqu'on a rien à se reprocher, du moins c'est acceptable). Donc le vrai problème est, à mon sens, non pas cet archivage et la tracabilité, c'est d'ailleurs une revendication perdue depuis longtemps et qui n'a plus lieu d'être débattu, mais plutôt que nous ne sommes pas libres d'effacer ces traces.
    De là a dire que nous ne sommes pas dans un démocratie.. il e faut pas non plus exagérer de ce coté là. L'important est d'en prendre conscience et d'agir en connaissance de cause en fonction du besoin de chacun

  5. D'accord avec Inner S. J'ajouterais que pour qu'il y ait la liberté pour tous, il faut un "état de droit", c'est-à-dire non pas des organismes (Etat, FAI, HADOPI, entreprises, etc) qui collectent des informations pour prémunir la société contre d'éventuelles infractions, mais plutôt des organismes qui collectent des informations (ou non) de chacun (individus, entreprises, Etats, etc) avec la certitude pour chacun d'être traité également à quelqu'un de plus puissant que lui. Actuellement, j'ai l'impression que les différents acteurs économiques et politiques tirent la couverture à eux, ou alors demande l'application du "principe de précaution" qui est un obstacle à la liberté et au progrès technique et progrès social.

  6. Bien entendu Cédric, je ne dis pas qu'en l'état des choses nous sommes en dictature. Cependant, à l'heure du "terrorisme" agissant sur le net, j'estime que notre liberté n'a pas été préservé et que, comme le signale Joma74fr, tout ce qui s'est mis en place ne l'a été que dans l'interêt de ceux qui nous dirigent (entreprise ou Etat). Rien ne nous protege que ces informations tombent dans les mains de personnes mal intentionnées. Par exemple les puces RFID se démocratisent dans le prêt à porter, cela evite les vols ... Elles sont parfois à l'intérieur des semelles des chaussures, dans la couture du vêtement. Tu deviens donc parfaitement "tracable" où que tu ailles. L'interêt économique (la lutte contre le vol) a été placé au dessus des libertés individuelles. Après c'est vrai qu'il ne faut pas être paranoiaque mais vigilant. Pourtant on n'a pas acces à ces "traces" enregistrées, et on ne peut demander à les voir supprimer. Si bien que, en imaginant qu'elles tombent entre de mauvaises mains, nous sommes completement démunis. Typiquement au moment où certains pays d'Afrique veulent criminaliser l'homosexualité, il y a un danger certain (et les démélés de Yahoo et google en Chine doivent nous rappeler combien nos libertés sont fragiles ...)

  7. Juste quelques petits rappels... Il n'y a pas de libertés sans devoirs... Et la liberté de chacun s'arrête où comme celle de l'autre! On résume: Dans la société, si l'on veut des libertés, il faut accepter des devoirs ou des contraintes, et vis à vis de son voisin, il faut, avant de réclamer une quelconque liberté, vérifier que votre voisin pourra bénéficier de la même liberté que vous, sans que cela soit susceptible de vous apporter la moindre gène...

  8. fansat92 a écrit :
    Juste quelques petits rappels... Il n'y a pas de libertés sans devoirs... Et la liberté de chacun s'arrête où comme celle de l'autre!...
    C'est : La liberté de chacun s'arrête-t-elle où commence celle d'autrui? pour la conservation des données google est le champion (dans le mauvais sens)

  9. joel-19 a écrit :
    Juste quelques petits rappels... Il n'y a pas de libertés sans devoirs... Et la liberté de chacun s'arrête où comme celle de l'autre!...
    C'est : La liberté de chacun s'arrête-t-elle où commence celle d'autrui? pour la conservation des données google est le champion (dans le mauvais sens)
    Au vu de ce que je lis sur le net, je me suis posé la question si le quidam moyen connaissait encore le mot "autrui"... J'étais peut-être d'un pessimisme exagéré... :)

  10. fansat92 a écrit :
    Juste quelques petits rappels... Il n'y a pas de libertés sans devoirs... Et la liberté de chacun s'arrête où comme celle de l'autre! On résume: Dans la société, si l'on veut des libertés, il faut accepter des devoirs ou des contraintes, et vis à vis de son voisin, il faut, avant de réclamer une quelconque liberté, vérifier que votre voisin pourra bénéficier de la même liberté que vous, sans que cela soit susceptible de vous apporter la moindre gène...
    salut et, une devise que bcp oublient : "ne jugez PAS, si vous ne voulez PAS être juger à votre tour" !

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