Rachat de SFR : Bouygues fait une nouvelle offre (MàJ)

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Vivement l’adaptation ciné…

Bouygues n’a pas dit son dernier mot. Bien que le rachat de SFR par Numericable soit en principe acquis (les deux groupes étant rentrés en phase de négociations exclusives), Bouygues y croit encore et devrait soumettre une nouvelle offre à Vivendi.

La nouvelle, très surprenante, provient du Monde qui affirme que Bouygues devrait soumettre une nouvelle offre de rachat auprès de Vivendi ce jeudi, après la clôture de la bourse. Cette proposition serait améliorée en tous points : Vivendi se verrait ainsi proposer une somme en cash revue à la hausse — passant de 11,3 à plus de 13 milliards d’euros selon Les Échos — ainsi qu’une prise de participation amoindrie.

Le dossier est bétonné par la présence de nouveaux soutiens pour le groupe Bouygues, notamment la Caisse des dépôts et consignations. Bouygues aurait convaincu l’organisme public de prendre une participation, à hauteur de moins de 5%, dans l’hypothétique futur opérateur.

Rappelons que Vivendi est actuellement en période de négociations exclusives avec Altice (Numericable) pour une période de trois semaines, à compter du 14 mars. Bouygues semble donc croire en un rebondissement inattendu, menant à l’échec des négociations entre les deux groupes. S’agit-il d’une tentative désespérée, ou Bouygues s’appuie-t-il sur les rumeurs de climat tendu au sein des négociations ayant émergé ces derniers jours ?

Si la nouvelle offre de Bouygues est finalement considérée, cela redonne ses chances au projet de rachat du réseau mobile Bouygues Telecom par Free, que l’on croyait enterré.


Mise à jour (18:45) : Bouygues confirme officiellement le dépôt d’une nouvelle offre, via un communiqué de presse. Le dossier se porte à 13,15 milliards d’euros en numéraire, et une participation réduite dans le nouvel ensemble pour Vivendi lui permettant une monétisation plus facile.

Source : Le Monde, Les Échos

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

36 commentaires

  1. Une bonne occasion, soit d'arriver à rattraper le coup, soit de faire monter les enchères pour "affaiblir" ce futur poids-lourd de concurrent

  2. denisc a écrit :

    Donc demain il sera de bon aloi d'acheter des titres ILIAD :-)

    Trop tard !

    "Acheter au son du canon et vendre au son du clairon".
    Ou encore
    "Acheter la rumeur et vendre la nouvelle".

  3. Dans le titre de la "news" je lis : "Rachat de SFR : Bouygues fait une nouvelle offre !"
    Finalement dans l'article ça devient : "Bouygues y croit encore et devrait soumettre une nouvelle offre à Vivendi" ou "La nouvelle, très surprenante, provient du Monde qui affirme que Bouygues devrait soumettre une nouvelle offre".
    C'est la fameuse différence entre une information et une rumeur. Dans le titre c'est une information au présent mais dans l'article c'est une rumeur au conditionnel.

  4. castera33300 a écrit :

    Dans le titre de la "news" je lis : "Rachat de SFR : Bouygues fait une nouvelle offre !"
    Finalement dans l'article ça devient : "Bouygues y croit encore et devrait soumettre une nouvelle offre à Vivendi" ou "La nouvelle, très surprenante, provient du Monde qui affirme que Bouygues devrait soumettre une nouvelle offre".
    C'est la fameuse différence entre une information et une rumeur. Dans le titre c'est une information au présent mais dans l'article c'est une rumeur au conditionnel.

    Bonjour donneur de leçons !

    Voici la manière dont ça fonctionne.
    Quand un nombre de sources suffisant est réuni, on peut se permettre de juger une info comme suffisamment solide. C'est ici le cas avec une multiplicité de sources journalistiques différentes. C'est comme cela qu'on titre.
    Maintenant, le conditionnel reste de rigueur dans un article malgré toute la solidité d'une info, pour une raison toute simple : Bouygues n'a pas encore officialisé. Ça ne rend pas l'info moins solide, ça signifie juste que le principal intéressé ne l'a pas confirmé (et potentiellement, pourrait ne jamais le faire).

    Ravi d'avoir pu t'être utile.

    P.S.: je t'invite à jeter un coup d'œil à la mise à jour de l'article ;-)

  5. Dans le monde des affaires, il y a des entrepreneurs (il en reste encore...) et les requins de la finance... Certains rajouterons alors: Il y a aussi les has been...
    Devinez dans quelles catégories peuvent être classés Vivendi, Altice, Bouygues et Iliad...
    Ce n'est pas une question à 100000€, mais plutôt vers la grosse douzaine de milliards et quelques %... ;)

  6. Yoann Ferret a écrit :

    Bonjour donneur de leçons !

    Voici la manière dont ça fonctionne.
    Quand un nombre de sources suffisant est réuni, on peut se permettre de juger une info comme suffisamment solide. C'est ici le cas avec une multiplicité de sources journalistiques différentes. C'est comme cela qu'on titre.
    Maintenant, le conditionnel reste de rigueur dans un article malgré toute la solidité d'une info, pour une raison toute simple : Bouygues n'a pas encore officialisé. Ça ne rend pas l'info moins solide, ça signifie juste que le principal intéressé ne l'a pas confirmé (et potentiellement, pourrait ne jamais le faire).

    Ravi d'avoir pu t'être utile.

    P.S.: je t'invite à jeter un coup d'œil à la mise à jour de l'article ;-)


    Avant l'info c'est une rumeur.
    Après la rumeur c'est une info. Si la rumeur s'avère exacte.
    Le conditionnel aurait dû être utilisé dans le titre initial. C'est mon avis. Je pense que je suis dans le vrai. Pour preuve votre mise à jour qui confirme la rumeur et la transforme en information.
    Cela n'enlève rien à la qualité de votre travail et aux articles que vous consacrez à la freebox.
    Je suis d'ailleurs un fidèle lecteur !


  7. Qu'il y ait ou non confirmation n'a qu'une importance relative car l'intervention de l'Etat qui aurait permis cette offre en y ajoutant la CDD pour 5% du capital, façon république bananière, aura un effet dévastateur sur notre image dans l'Union.

    Il existe des usages et le concept de "négociations exclusives", même s'il n'est pas l'objet de textes de loi, signifie quelque chose. Dès lors qu'un des acteurs - ici Bouygues soutenu par l'Etat - prétend faire revenir sur cette situation, toutes les "négociations exclusives" en France deviennent vulnérables. Ce qui renforce l'image étatique et protectionniste que nous avons dans l'Union Européenne, et surtout menace tous les accords à venir.

    Décidément, il est bien difficile de faire sortir l'Etat des télécoms !

  8. Si l'offre de Bouygues est meilleure, Mr Fourtou, s'il persiste, va devoir  justifier aux actionnaires Vivendi qu'il a choisi ses intérêts plutôt que les leurs. Au vu de l'article les actionnaires Vivendi ont des soupçons.

  9. ziroum a écrit :

    Si l'offre de Bouygues est meilleure, Mr Fourtou, s'il persiste, va devoir  justifier aux actionnaires Vivendi qu'il a choisi ses intérêts plutôt que les leurs. Au vu de l'article les actionnaires Vivendi ont des soupçons.

    Non, d'une part les rumeurs sur les actionnaires sont totalement invérifiables et surtout, si Vivendi revient sur sa décision après ce qui sera perçu comme une intervention de l'Etat, ce groupe n'aura plus aucune crédibilité internationale.

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