Martin Bouygues n’a jamais envisagé de fusion avec Iliad-Free

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Dans une interview consacrée à l’édition du jour des Échos, Martin Bouygues, PDG du groupe éponyme, s’est exprimé en détail sur ses plans de rachat de SFR, mais aussi sur d’autres scénarios envisagés par des analystes, comme une fusion Bouygues-Iliad.

Aux journalistes qui lui demandent si une fusion avec Free-Iliad était possible, il répond : « oui, elle l’était, mais, non, nous ne l’avons pas envisagée. Nous avons déjà un partenariat avec les équipes de SFR. Nous avons appris à nous connaître et nous partageons une vision commune sur la manière de faire notre métier ».

Martin Bouygues estime par ailleurs que le rapprochement entre opérateurs a été rendu nécessaire par l’arrivée du quatrième acteur : « l’arrivée de Free a profondément déstabilisé le secteur. Je suis favorable à la concurrence. Elle est bénéfique sauf quand elle est faussée et qu’elle détruit un marché, des emplois. Et nous n’en sommes plus très loin ».

Il reconnaît et accepte par ailleurs la perspective de « contreparties » imposées par l’Autorité de la concurrence dans le cas où le mariage entre Bouygues et SFR deviendrait réalité ; exprime son désir de faire entrer les salariés de SFR au sein de l’actionnariat du groupe Bouygues s’ils le souhaitent ; et enfin, admet que la marque Bouygues Telecom ne sera pas forcément privilégiée pour la potentielle nouvelle structure (« ce n’est pas le plus important à mes yeux »).

L’interview, à lire dans son intégralité sur le site des Échos :

- Martin Bouygues : « Nous sommes prêts à des contreparties »

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

40 commentaires

  1. l’arrivée de Free a profondément déstabilisé le secteur. Je suis favorable à la concurrence. Elle est bénéfique sauf quand elle est faussée et qu’elle détruit un marché, des emplois. Et nous n’en sommes plus très loin ».


    Et bha, la mauvaise fois à de belles années devant elle !  ::)

  2. « l’arrivée de Free a profondément déstabilisé le secteur. Je suis favorable à la concurrence. Elle est bénéfique sauf quand elle est faussée et qu’elle détruit un marché, des emplois. Et nous n’en sommes plus très loin ».

    Martin il faut arrêter de mentir, ou bien il faut se faire expliquer certains points cruciaux de l'économie, du fonctionnement des entreprises,...
    L'effet de l'arrivée de Free sur l'emploi doit être mesuré globalement. On peut s'attendre à une baisse des besoins chez les anciens , avec une hausse des effectifs chez le dernier arrivé. De plus, la baisse des prix libère du pouvoir d'achat qui se retrouve dans d'autres secteurs de l'économie, donc favorable là aussi à l'emploi.

  3. Comme j'ai dit dans une autre news, l'enjeu de bouygues est le suivant :
    Vouloir avaler SFR pour bénéficier d'un seul coup de toute l'infrastructure a son propre compte et bénéficier de tout le dégroupage effectué par SFR

    Ensuite, vendre soit disant sa branche téléphonie mobile, il a apparemment pas du tout l'air d'en parler et pas du tout l'intention de le faire a mon avis.

    De par cette absorption, il compte devenir beaucoup plus gros coté téléphonie fixe et dégroupage totale. il pourra au final jouer sur tout les tableaux (Fixe et Mobile), et tenter de souhaiter vouloir faire ce qu'il dit depuis des mois : "tuer Free"

    On en est pas encore la, faut déjà que l'offre soit accepté par l'ARCEP et cie, et ensuite voir réellement ce qui se passera sur le terrain dans les mois et années à venir. Si l'offre est retenue, faut être fou pour ne pas comprendre que cela va réellement changer la donne, et risque de bouleverser pas mal de chose

  4. charrier63260 a écrit :

    ...

    Ensuite, vendre soit disant sa branche téléphonie mobile, il a apparemment pas du tout l'air d'en parler et pas du tout l'intention de le faire a mon avis.




    Si B-T rachète SFR, celait ferait un réseau mobile constitué de (18.000 + 16.500) = 34.500 relais radio (O-F = 20.200 sites, Freemobile = 2760 sites).

    Olivier Roussat (PdG de B-T), déclare que dans ce total, environ 7.000 sites relais radio seraient en doublon, et donc revendables à Freemobile, si ce dernier le souhaite (et s'ils s'entendent sur le prix de cession).

  5. C'est vrai.
    Ce sera Bouygues qui emportera le marché. Pour la simple et bonne raison que la société mère de numericable est au Luxembourg et pose problème pour les impôts.

  6. bonjour,    :)

    je suis curieux de voir ce que cela va donné dans les semaines et mois à venir ; que vont nous apporter à nous consommateurs sur un plan général les fusions Bouygues-SFR et Orange-Free (si tel est bien le cas...) ?  ??? ???

    Certains d'entre vous doivent avoir déjà leur idée et j'aimerais bien à la connaître, merci par avance.  :D :D :D

    bonne journée et @+ de vous lire  8)  8) ;)

  7. joeldu13 a écrit :

    bonjour,    :)

    je suis curieux de voir ce que cela va donné dans les semaines et mois à venir ; que vont nous apporter à nous consommateurs sur un plan général les fusions Bouygues-SFR et Orange-Free (si tel est bien le cas...) ?  ??? ???

    Certains d'entre vous doivent avoir déjà leur idée et j'aimerais bien à la connaître, merci par avance.  :D :D :D

    bonne journée et @+ de vous lire  8)  8) ;)


    Si B-T rachète SFR, et que Freemobile s'allie avec O-F, nous passerions donc de 4 à 2 opérateurs MNO; Et ça n'est pas de bonne augure pour les consommateurs/clients ...

  8. PoilàGratter a écrit :

    Si B-T rachète SFR, celait ferait un réseau mobile constitué de (18.000 + 16.500) = 34.500 relais radio (O-F = 20.200 sites, Freemobile = 2760 sites).

    Olivier Roussat (PdG de B-T), déclare que dans ce total, environ 7.000 sites relais radio seraient en doublon, et donc revendables à Freemobile, si ce dernier le souhaite (et s'ils s'entendent sur le prix de cession).


    Quand je parlais de vendre la branche téléphonie mobile, ce n'est pas de se séparer d'une partie de l'infrastructure en doublon, mais de tout vendre a Free la partie mobile dont le portefeuille client !! Sinon se débarrasser ""d'un peu de matos en double" pour se faire du cash et endetter Free qui rachète le matos, Bouygues tout en restant sur le marché de la téléphonie avec ses propres abonnés et continuer a vendre des abonnements pour concurrencer Free, c'est bien ce que je dis : Bouygues continue a jouer sur tout les tableaux pour enterrer le voisin.

    Quand on lit la news initiale :
    En contrepartie, pour assurer cette opération financièrement délicate, Bouygues pourrait être amené à vendre son propre réseau mobile à Free une fois le mariage avec SFR prononcé ; de quoi éviter de conserver un réseau en “doublon”, et réaliser ainsi de belles économies au sein de la potentielle future structure.

  9. charrier63260 a écrit :

    Quand je parlais de vendre la branche téléphonie mobile, ce n'est pas de se séparer d'une partie de l'infrastructure en doublon, mais de tout vendre a Free la partie mobile dont le portefeuille client !! Sinon se débarrasser ""d'un peu de matos en double" pour se faire du cash et endetter Free qui rachète le matos, Bouygues tout en restant sur le marché de la téléphonie avec ses propres abonnés et continuer a vendre des abonnements pour concurrencer Free, c'est bien ce que je dis : Bouygues continue a jouer sur tout les tableaux pour enterrer le voisin.

    Quand on lit la news initiale :
    En contrepartie, pour assurer cette opération financièrement délicate, Bouygues pourrait être amené à vendre son propre réseau mobile à Free une fois le mariage avec SFR prononcé ; de quoi éviter de conserver un réseau en “doublon”, et réaliser ainsi de belles économies au sein de la potentielle future structure.


    Les deux réseaux mobiles sont davantage complémentaires qu'en doublons. Et ces doublons sont quantifiés par B-T à 7.000 sites seulement, si l'opération se fait.
    Se rappeler qu'initialement (il y a environ 3 ans), les négociations de rapprochement entre SFR et B-T portaient sur la mutualisation de 8.000 sites 4G LTE à 800 MHz, notamment pour tenir les échéances réglementaires de couverture radio liés à ces Licences (surtout sur les "Zones Prioritaires").

    Par ailleurs, vendre la totalité du réseau mobile B-T à Freemobile aurait un cout (pour Freemobile) assez proche du prix de vente de SFR ...  ::)

    Mais je vous suis concernant le réel avantage pour B-T de récupérer le très beau réseau fixe de SFR. Notamment l'usage des 20.000 km de fibre optique que SFR a acquis auprès de la SNCF/RFF il y a quelques années.

  10. PoilàGratter a écrit :

    Par ailleurs, vendre la totalité du réseau mobile B-T à Freemobile aurait un cout (pour Freemobile) assez proche du prix de vente de SFR ...  ::)


    Je pense pas quand même
    SFR = Partie Fixe operateur téléphonique dont les abonnés + infrastructure Dégroupage et abonnement Internet + Clientèle SFR Mobile + antenne mobile SFR

    Bouygues Mobile = Abonné Mobile + Antennes mobile Bouygues

    Est ce que les 2 choses ont la même valeur financière ?
    j'en suis pas sur

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