L’effet Free Mobile gonfle la croissance du marché mobile

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L’observatoire du marché des communications électroniques, qui vient d’être publié par l’Arcep pour le 2è trimestre 2012, montre une très nette accélération de la croissance du marché mobile depuis le début de l’année.


Sur le mobile

Avec 70,4 millions de cartes SIM en circulation en France (à fin juin 2012), on observe une croissance trimestrielle quasiment doublée par rapport à l’année précédente. Le marché a accueilli quelques 900 000 nouveaux clients au 2è trimestre 2012, et tout autant au 1er. On est donc loin d’une situation où Free Mobile doit se contenter de partager avec les autres opérateurs un gâteau à la taille bien définie ; de plus en plus de Français s’équipent d’un téléphone mobile, voire d’un deuxième abonnement.

Autre effet Free Mobile perceptible : la part de clients abonnés à des forfaits sans engagement augmente nettement, et atteint les 26,6% du marché (+1 million de clients en un trimestre). Cette part n’était que de 19% à 20% entre 2008 et 2011, avant l’arrivée de Free…

Outre Free Mobile, le trimestre profite également aux MVNO : ceux-ci voient leur part de marché augmenter légèrement, de 11,21% à 11,35% en un trimestre (+191 000 clients).

Sur le fixe

On observe également une accélération de la croissance du marché, sur les abonnements haut et très haut débit. 1,025 million de ventes brutes supplémentaires ont été enregistrées ce trimestre, soit 50 000 de plus que les deux années précédentes, à la même période.

Le haut débit, avec 22,6 millions d’abonnés (+210 000 sur le trimestre) est toujours loin devant les abonnements du très haut débit, qui atteint 760 000 clients (+45 000 sur le trimestre), dont seulement 245 000 raccordés en fibre optique jusqu’au domicile (FTTH).

Malgré tout, sur le marché de gros, les opérateurs poursuivent leurs investissements pour raccorder les abonnés en FTTLA — chez Numericable et ses offres en marque blanche, par exemple Bouygues Telecom — et en FTTH — chez Orange, Free ou SFR, notamment. Au total, toutes technologies confondues, 5,5 millions de logements sont désormais éligibles à une offre très haut débit, dont 1 415 000 en dehors des zones “très denses”.


Le dégroupage (haut débit) n’est pas en reste avec 11,983 millions de lignes potentiellement dégroupables (en partiel ou en total) par des opérateurs alternatifs.

Enfin, on notera que l’arrivée des sous-répartiteurs nécessaires, notamment, au déploiement prochain de la norme VDSL2, est déjà en route : « À la suite de la mise en place par l’ARCEP du cadre de régulation de la montée en débit, les premières commandes de NRA-MeD ont été passées auprès de France Télécom », indique le régulateur.

Source : Arcep

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

4 commentaires

  1. forcément, sur le mobile, une page a été tournée et une nouvelle histoire démarre.
    Mais nous n'en sommes qu'au premier chapitre, tout reste à écrire, notament sur les nouveaux usages liés.
    Merci donc free pour cette saine lecture !

  2. Cette étude est assez biaisée car elle ne compte que le nombre d'abonnements. Le fait que l'utilisation de ces abonnements se réduit n'a acune influence sur cet étude.
    Ce qui serait intéressant, c'est d'étudier le marché valeur. Il est certain que la valeur des opérateurs classiques a baissé. Cependant, en faisant la somme de tous y compris Free, je ne serais pas surpris que la valeur du secteur télécom ait augmenté: pendant que les autres ont un peu baissé Free a énormement augmenté. Ce qui est logique: avec des prix moins élevés, tout le monde, même ceux qui se restreignaient, se met à utiliser plus de services. Si on y ajoute les 7€ par français gagnés qui bénéficieront aux autres secteurs, le bilan serait encore meilleur.
    Une étude comme ça reflèterait bien mieux la réalité. En attendant, je ne fais que des suppositions.

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