Google et la Chine : stop ou encore ?

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Les aventures d’Eric et Li au pays de la censure

Le coup d’éclat de Google à l’encontre de la Chine en janvier dernier n’avait pas donné lieu à beaucoup de rebondissements jusqu’à maintenant, à tel point qu’on pouvait penser que le moteur de recherche préférait faire oublier toute cette histoire. Eric Schmidt, qui en est le PDG, vient finalement nous convaincre du contraire.

Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse mercredi, il a sobrement déclaré : « quelque chose va se passer bientôt », sans toutefois vouloir s’avancer sur une échéance. Ses propos laissaient alors entrevoir le début d’une conciliation entre le géant américain et les officiels chinois : « Google discute directement avec le gouvernement chinois et les pourparlers ne sont pas liés au gouvernement américain », avait-il précisé.

Les propos tenus vendredi par Li Yizhong, ministre de l’Industrie et des Technologies de l’information, ne laissent cependant pas entrevoir une grande entente entre le gouvernement et la firme américaine. « S’il viole les lois chinoises, ce sera inamical et irresponsable et [Google] sera vraiment responsable des conséquences », a-t-il menacé, avant d’ajouter : « s’il décide de partir, le marché de l’internet en Chine va continuer de se développer rapidement et l’impact ne sera pas trop grand ». Rappelons que le leader de la recherche sur Internet en Chine n’est pas Google mais Baidu.

Finalement, au milieu de toutes ces déclarations, on ne sait plus tout à fait qui croire… ni où donner de la tête. Google mettra-t-il ses menaces à exécution ? La suite au prochain épisode…

Source : ITespresso, Google/AFP

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5 commentaires

  1. Niveau 1 : Mettre en place un système de contournement : "grand tunnel de chine" (un méga VPN sponsorisé par google pour contourner les limitations imposées par les états totalitaires). Type: "tunnel DNS" pour contourner l'interception des DNS par le gouvernement chinois, double chiffrement pour contourner les problèmes d'interception des communications. Niveau 2: Politique de riposte active, toute tentative de blocage des IP d'un datacenter google par le gouvernement choinois doit avoir une réplique sur l'activité internet chinoise. On peut immaginer par exemple : restriction des débits de peering, campagne d'information sur les libertés, rappels des faits historiques commis par le gouvernement à l'encontre des citoyens, etc. Niveau 3: Blackout de la chine de l'internet. Google en a les moyens : déni de service des points de connexion de la chine au reste du monde, et autre barbouzeries. On verra bien combien de temps l'économie chinoise tiendra sans internet (téléphone, fax, web, ...). Car leurs "champions nationaux" ont besoin des liens internationaux pour ammener des clients. Sans lien, plus de clients, plus d'approvisionement .... plus d'économie. Niveau 4: Emmm .... mise en place de skynet.google.cn :) :) :) En tout cas, si google veut jouer, ils ont la capacité de faire plier la chine .... je sais pas vous, mais qu'une entreprise aie la capacité de faire plier un pays de cette taille fait aussi froid dans le dos que la bombe H. Si j'étais les chinois, je moufterai pas ... A+ TM

  2. yoann007 a écrit :
    Je ne perçois pas très bien quel est ce "grand pouvoir" que détient Google envers la Chine dont tu parles ?
    Moi non plus ! Google n'est même pas leader du moteur de recherche en Chine. Le gouvernement chinois se fout bien de Google. Au contraire, le retrait de Google du marché chinois serait une excellente opportunité de favoriser un concurrent local bien plus au fait des moeurs en vigueur en "république populaire" de Chine...

  3. Pour ce qui est de la suite de Google en Chine, je crois que la réponse est là: http://hightech.nouvelobs.com/actualites/20100313.OBS9717/google_devrait_fermer_son_service_en_chinois.html

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