Fleur Pellerin privilégie un simple “rapprochement” entre le CSA et l’Arcep

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La ministre déléguée à l’Économie numérique, Fleur Pellerin, se range du côté de l’opinion générale en plaidant finalement pour un “rapprochement” entre le CSA et l’Arcep, plutôt qu’une fusion.

« Nous sommes favorables à un rapprochement du CSA et de l’Arcep mais pas à une fusion », a-t-elle déclaré lors d’un entretien au Sénat. Les autorités de régulation devraient continuer à mener une existence séparée, tandis qu’un « collège ou un groupe de travail communs » pourrait être mis en place entre les deux pour traiter de sujets communs, estime la ministre.

Fleur Pellerin, Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, chargés de remettre à ce sujet un rapport au Premier ministre fin novembre, ont pris du retard. Leurs conclusions ne seront finalement rendues que « mi ou fin décembre ». La crainte que suscite un tel dossier sensible a poussé les trois ministres à redoubler de prudence ; finalement, l’idée d’une fusion, déconseillée par l’Arcep et le CSA, ne devrait pas voir le jour. L’intégration de l’ANFR (Agence nationale des fréquences) au dossier, un temps évoquée, ne devrait pas non plus se concrétiser.

via La Tribune

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4 commentaires

  1. Cela semble aller dans le bon sens en effet.
    Seul hic, ce n'est pas elle qui décide au final... et on a vu malheureusement plusieurs fois des ministres désavoués sur leur position....

  2. Ben déjà, il y a Fillipetti qui a son mot à dire, et visiblement elle ne rate jamais l'occasion de faire un croche-pied à Fleur Pellerin qui a commis le crime d'avoir un ministère avant elle.

    Et puis aussi Montebourg, qui a, à peu près tout le gouvernement contre lui, qui présente souvent des positions intéressantes, mais la gestion de sa carrière passant avant tout, il est toujours capable de dire tout et son contraire.

    On ajoute le libéral Moscovicci, qui a pris Pellerin sous son aile, et pour qui, chaque occasion de planter un couteau à un collègue ou de savonner la planche du PM est saisie à pleine main.

    On saupoudre tout ça des interventions des lobbys, cette plaie qui campe en permanence dans les palais de l'État.

    Les susceptibilités et prérogatives des hauts fonctionnaires qui protègent becs et ongles leur fromage et sans qui jamais rien ne se fait.

    Puis au final, logiquement le Premier Ministre qui se demande encore comment il a fait pour être nommé là.

    C'est pourquoi la décision finale est toujours à craindre et l'usine à gaz jamais bien loin.
    Bref, les joies de la Vème République.

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