IPv6 : plus de la moitié des connexions internet pour le nouveau protocole d’adressage

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Le 3 juin dernier, le nombre d’adressages IPv6 a dépassé les 50% sur le territoire français, selon les dernières données recueillies et publiées par l’ARCEP, selon quatre principales sources disponibles selon les termes mêmes du communiqué de presse publié par le gendarme des télécoms, Akamai, Apnic, Facebook et Google.

Ces éléments, sont issus des statistiques publiées via les services qu’ils hébergent pour Akamai, Google et Facebook, tandis que du côté de l’Apnic, une campagne de tests a été menée à cette fin.

L’ARECP explique par ailleurs de quelle manière elle a établi son panel de référence, avec l’élaboration d’un indicateur global par pays établissant ainsi une moyenne sur la base des données Google, Facebook, Akamai et Apnic, afin de coller au plus près de la réalité.

Pour mémoire, l’ARCEP fait un point sur l’ensemble des indicateurs relevés le premier vendredi des mois pairs et édite par la suite un observatoire comparatif fondé sur les 100 pays à la population d’internautes la plus importante, que l’on peut retrouver ici depuis l’année 2020 : https://www.arcep.fr/la-regulation/grands-dossiers-internet-et-numerique/lipv6/statistiques-ipv6.html

L’ensemble des éléments recueillis permet de référencer le taux d’adressage IPv6 par pays comme le positionnement relatif des pays entre eux et ainsi évaluer leur compétitivité sur ce terrain.

L’ARCEP clôture enfin son étude par un rappel sur la nécessité d’effectuer cette transition en raison de l’épuisement des adresses IPv4, qui met en péril l’écosystème internet si on envisage pas cette évolution de manière durable et responsable, en consolidant les migrations, jusqu’à atteindre un processus de remplacement complet.

Deux formats vraiment diamétralement opposés

L’IPv6 ou « Internet Protocol version 6 » a été introduit par l’IETF (Internet Engineering Task Force) et représente l’un des processus standardisés de transfert de paquets de données sur les réseaux informatiques.

Avec les 500 autres protocoles réseaux de la suite TCP/IP, le successeur direct d’IPv4, soit IPv6, constitue la base de la communication Internet. Parmi les attributions principales dévolues à IPv6, on prend en compte l’envoi des éléments réseaux aux adresses IPv6 et l’acheminement de paquets entre sous-réseaux, que l’on appelle également le routage.

L’attribution des adresses IP se fait à partir du registre Internet régional, qui recense et distribue les adresses IP via l’autorité IANA.

IPv4 contre IPv6 : la compétitivité d’internet au coeur de cette transition obligatoire

Le format d’adresse de la sixième version d’IP est radicalement différent de la version précédente d’IPv4 si on y jette un léger coup d’oeil  :

  • Adresse IPv4 : 203.0.120.195
  • Adresse IPv6 : 2001:0620:0000:0000:0211:24FF:FE80:C12C

L’IPv4 est codé sur 32 bits et s’écrit sous forme décimale, tandis que l’IPv6 permet des adresses de 128 bits, basées sur une écriture hexadécimale.

Avec 128 bits, il est par voie de conséquence possible de générer bien plus d’adresses IP uniques qu’avec 32 bits.

  • Espace d‘adressage de IPv4: 32 bits = 232 adresses ≈ 4,3 milliards d‘adresses
  • Espace d‘adressage de IPv6: 128 bits = 2128 adresses ≈ 340 sextillions d’adresses

D’autres différences significatives séparent les adressages IPv4 et IPv6 mais plus principalement : alors que l’espace d’adressage de IPv4, avec près de 4,3 milliards d’IP, de permet pas de fournir une adresse unique à chaque individu, un système à 128 bits a la capacité en théorie de pouvoir attribuer plusieurs adresses à chaque entité terrestre, aussi infime soit-elle, ce qui permet à l’IPv6 d’envisager sereinement le développement de tout un tas de fonctionnalités, y compris dans le domaine des objets connectés, ce qui n’est pas négligeable.

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