Free Mobile : les stations d’expérimentation se multiplient en vue de la 5G

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Ce n’est un secret pour personne, Free entend se positionner clairement dans le peloton de tête de la téléphonie mobile et notamment sur marché de la 5G malgré des résultats compliqués en terme de parc abonnés sur 2018.

Le manque visibilité de Free Mobile sur le site de l’ANFR durant ces derniers mois nettement en recul par rapport à la concurrence, pouvait se révéler inquiétant pourtant au regard de la proximité du lancement de la 5G et des conséquences de ses enjeux.

Un retard qui semblerait pourtant en passe d’être comblé.

Free Mobile semble en effet, désormais, vouloir amorcer enfin ce tournant décisif des premiers tests et notamment depuis sa demande d’autorisation accordée le 23 juillet par l’ARCEP, indoor, à Station F, cet été, comme de celle prise antérieurement par la même institution, le 18 avril 2019, ainsi qu’on peut le relever sur le site de l’ANFR dans son observatoire mensuel de déploiement des réseaux mobiles, relayé par Numerama.

Si SFR, titulaire d’autorisations sur 25 supports, Bouygues sur 63 et Orange sur 287 (justifiant en partie sur ce point les propos de Xavier Niel sur les conditions générales d’attribution des fréquence et l’accueil prioritaire réservé à l’opérateur historique), Free Mobile peut désormais s’enorgueillir de sept stations expérimentales, au début du mois d’octobre 2019.

Des autorisations de tests moins nombreuses mais mieux ciblées ?

Il faut garder en mémoire, que si le Groupe Iliad n’a pas semblé se bousculer pour solliciter des autorisations d’expérimentation à outrance, c’est qu’il collecte probablement ses retours d’expérience d’une autre manière.

Pour rappel, le Groupe a investi des sommes colossales dans les enchères qui se sont déroulées il y a quelques mois en Italie où il est implanté avec IliadItalia et Monaco Telecom fait office de laboratoire redoutable, sur un territoire de faible envergure certes mais entièrement couvert par la technologie efficiente depuis le mois de juillet dernier.

Source NewsMonteCarlo.com

Sur le sol français, Free Mobile poursuit ses premières expérimentations avec Nokia, alors que son pendant monégasques poursuit main dans la main avec Huawei ce qui place la filiale mobile du Groupe Iliade au premier plan d’un expérience pluridisciplinaire et diversifiée.

D’un côté, c’est l’occasion de pérenniser un partenariat vieux de plusieurs années, des accords ayant d’ores et déjà été conclus entre Iliad et Nokia dans le courant de l’année 2010 avec à la clé, le déploiement de la 4G.

De l’autre, c’est une avancée vers une technologie qui entend, avec Huawei, poursuivre son développement à grand pas et renfort de contrats commerciaux particulièrement stimulants en terme de croissance et donc d’investissements propres.

Un projet ambitieux du côté asiatique, qui déploie un panel de produits particulièrement innovants et attractifs avec l’implémentation de programmes qui lui sont propres tant sur le hardware que les applications ou OS. Une débauche de créativité qui forcément correspond à l’ADN de Free.

Au delà des tests physiques, l’utilisation de deux philosophies technologiques diamétralement opposées ?

La 5G ne s’inscrit pas dans le véritable prolongement de la 4G ou tout du moins n’a pas les mêmes ambitions, bien au contraire avec son débit extrêmement élevé, une latence minimale, la gestion d’un grand nombre de connexions au réseau, l’utilisation du Massiv Mimo comme du beamforming etc …. offrant des gains sans commune mesure avec ceux de la 4G actuellement déployée.

Les implications en matière d’aménagement du territoire sont également extrêmement différentes.

En d’autres termes, les autorisations concédées à Free Mobile, même si elles paraissent réduites sur le papier par rapport à celles délivrées à la concurrence, ne sont en aucun cas le reflet de la situation d’avancée actuelle de l’opérateur vers le marché.

Elles lui permettront cependant de procéder à des batteries de tests avec des partenaires pour « tester des cas d’usage »  dans la bande dite 3,5 GHz (3400-3800 MHz) préalablement au lancement officiel de la 5G dans le respect des engagements de couverture pris par l’ARCEP vis-à-vis des usagers.

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