L’emploi et l’investissement des télécoms n’ont pas souffert de l’arrivée de Free Mobile

25

Via son observatoire 2012 des investissements et de l’emploi sur le secteur, l’Arcep confirme que l’arrivée de Free Mobile n’a nui ni à l’un, ni à l’autre… contrairement à ce qu’ont pu laisser entendre les concurrents du nouvel entrant.

Le régulateur constate que les investissements des opérateurs sont en forte hausse en 2012, pour la troisième année consécutive, principalement grâce à l’achat des fréquences 4G par les quatre opérateurs mobiles en 2011 et 2012. Même en excluant ces achats de fréquences du calcul, les investissements se maintiennent, en légère hausse, à 7,3 milliards d’euros pour le secteur en 2012 — contre 7,2 milliards en 2011.

Il est intéressant de souligner que les investissements consacrés au déploiement du très haut débit mobile (3G et 4G) représentent, tout compris (achat de fréquences, déploiement du réseau…) environ 4 milliards d’euros en 2012 contre environ 2,4 milliards en 2011.


Sur l’emploi, où Free était également accusé de procéder à une destruction de valeur, le nombre de salariés direct des opérateurs de télécommunications reste stable (+0,1% par rapport à 2011). Au total, le secteur comptabilise quelques 129 000 salariés.


Dernière statistique et non des moindres, l’effet Free Mobile perceptible pour les utilisateurs : les clients d’offres post-payées en France métropolitaine ont constaté, en 2012, une chute de 12,6% du prix de leur abonnement moyen. La baisse profite à l’ensemble des profils d’utilisateurs, mais les gros consommateurs de service voix sont ceux dont la facture a le plus baissé (-15,5%).

Les utilisateurs de cartes prépayées voient, eux, leur facture moyenne baisser de 8,0% en 2012, après une stabilisation des prix en 2011. La preuve, s’il en fallait encore une, que l’arrivée de Free Mobile a contribué à la baisse des prix même sur un secteur où le nouvel entrant ne propose pas d’offre…

Source : ARCEP

Partager

A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

25 commentaires


  1. Bonjour à tous.
    C'est quand même proche du wishful thinking, de la part de l'Arcep (ou des commentateurs du rapport, au choix).
    C'est tout de même franchement tôt pour évaluer un impact sur l'emploi, contrairement à l'impact sur les prix, qui se constate immédiatement. Faudra en reparler dans quelques années.
    Aussi, les chiffres donnés ici sont ceux des emplois directs, il sera intéressant (à moyen terme, donc) d'évaluer ceux de l'ensemble du secteur (prestataires, équipementiers, distribution, ...)

  2. 190 emplois directs en plus !!! Whaou !!! Sacré performance !!!
    100 millions d'euros d'investissement en plus si on enlève les achats de fréquence, là encore c'est bluffant !!!!
    Sérieusement, avec l'arrivée de la 4G, un nouvel opérateur et je ne sais combien de cartes sim supplémentaires en circulation, on n'arrive qu'à ça comme augmentation et on veut nous faire croire que c'est bien ? Là par contre j'aurais bien mis un "?" dans le titre de la news ;)

  3. oui, et après des années et des années d'inertie et d'entente cordiale et fraternelle les voir (ré)investir et plaisant à lire...où en serait la 4G sans free ?

  4. l'année 2012 est suivi d'un "p" pour "prévisions" sans doute , puisque l'arcep avait déjà fait le coup en mars 2013 en se contentant de donner des prévisions pour 2012 plutôt que des chiffres réels.
    http://www.freenews.fr/spip.php?article13263
    Ils reconnaissent également que les emplois indirects , estimés a 127 000 ( distribution , sous traitance, centre d'appels etc ) ne sont pas prit en compte.

  5. Et encore, ce n'est rien comparé à la surprise que Monsieur Niel réserve :) grâce à l'école qui va faire des merveilles et générer plus d'emploi... Vivement un concurrent de Google 100% français

  6. Les milliers de personnes qui ont été licencié chez les opérateurs, les sous-traitant, les équipementiers et les consultants sont désormais complétement rassuré ...  :(

  7. Réagir sur le forum