L’ARCEP défend sa position face au rapport de l’ANFR

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L’Autorité tire sur la couverture

Suite à la publication d’un rapport d’étape sur le réseau de Free Mobile réalisé par l’ANFR, l’Arcep (Autorité de régulation des télécoms) a tenu à faire connaître son point de vue par le biais d’un communiqué…

Tandis que d’aucuns estimaient le bilan (provisoire) de l’Agence nationale des fréquences contraire aux conclusions de l’Arcep, cette dernière réagit. Tout d’abord, elle précise que le rapport publié sur différents sites de presse hier n’est pas définitif (la version finale sera disponible fin mars). Ce rapport d’étape a été transmis à l’Autorité par le ministre Éric Besson, qui en était destinataire. L’Arcep souhaitait s’appuyer sur les informations transmises par l’ANFR pour « compléter les informations dont elle dispose et les mesures qu’elle a effectuées sur le réseau
de Free Mobile »
.

En revanche, elle réaffirme trois points fondamentaux valables pour tout réseau mobile :

- le réseau est-il conforme aux obligations de couverture prévues par la licence qui a été
attribuée à l’opérateur ?

- comment le réseau de l’opérateur est-il utilisé ?

- quelle est la qualité de service pour l’utilisateur ?

Le régulateur rappelle que la vérification du premier point — le respect de l’impératif de couverture des opérateurs — relève de son unique compétence. Concernant Free Mobile, cette mesure a été menée deux fois par l’Arcep, fin 2011 et début 2012 ; il en ressort que Free respecte bien cet impératif, fixé à 27% de la population au lancement commercial, début 2012.

Le rapport de l’ANFR porte sur un sujet différent : le « fonctionnement des stations d’émission de Free et le
service rendu par ces stations »
. Ils ne viennent donc pas remettre en cause les conclusions de l’Arcep.

Concernant l’utilisation de l’itinérance fournie par Orange, dont l’ANFR sous-entendait qu’elle atteignait des taux anormaux et estimait qu’elle pouvait être réduite par Free, le régulateur rappelle que cette utilisation relève d’un « contrat de droit privé conclu entre Orange et Free ». En d’autres mots, cette utilisation n’est pas encadrée par la licence 3G de Free, et relève uniquement des termes fixés dans l’accord convenu avec Orange.

Enfin, concernant la qualité de service, l’Arcep souligne qu’il s’agit d’une notion « essentielle », mais toutefois bien
« distincte et complémentaire » de la notion de couverture du réseau. Elle prend en exemple le cas où l’accès au réseau d’opérateurs historiques peut s’avérer impossible par moments en agglomération, bien que cette zone soit couverte. Les prochains résultats de l’étude de l’Arcep portant sur la qualité de service des réseaux mobiles, incluant Free Mobile, seront publiés « à la fin de l’année 2012 ».

Pour finir, l’Arcep s’annonce « favorable à une évolution de la définition de la couverture », mais reste ferme : la redéfinition du terme ne peut en aucun cas s’appliquer aux licences déjà attribuées et définitives « sans risque juridique majeur ». Il y a donc peu de chances que la notion de couverture du réseau soit revue pour Free Mobile.

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

6 commentaires

  1. Je trouve l'ACERP très pro sur sa communication. Elle reste concise, précise, et ne cède pas au troll nourri par les opérateurs historiques et le gouvernement. Pourtant ce n'est pas faute de les prendre la main dans le sac pour refus de concurrence et conflit d'intérêt...

  2. Une nouvelle définition où les téléphones devraient privilégier le réseau 4G dans la zone de couverture est un peu à la limite avec la qualité de service, plus que la couverture, et surtout n'a pas à se méler de l'itinérance,
    càd qu'Orange serait en faute s'ils emmènent leurs abonnés 4G sur leur réseau 3G/2G Orange.

    Et ils découvrirait qu'ils seraient les premiers emmerdé par la nouvelle définition, qui les empêcherait de faire un repli élégant en qualité de service sur les zones théoriquement couvertes, mais avec un signal 4G très faible et un mauvais débit par rapport à la 3G.

  3. Dans l'itinérance 4G, Free pourra demander à Orange aussi les fréquences 800Mhz s'il le souhaite, et si Orange l'accepte, par contre pour SFR qui a dépensé beaucoup pour 2 blocs de 5Ghz, ça sera une obligation de faire une offre pour accueillir Free, et Free peut refuser aussi. 
    D'ici à ce que les offres en 4G fassent leur apparition, Free a tout le temps de déployer son réseau actuel, qui est aussi en 4G, et rien ne dit que dans les prochaines années, le gouvernement ne remettra pas sur le marché de vente de nouvelles fréquences ( seconde dividende numérique), et Free mettra peut être un gros paquet de pognon, en ayant un réseau plus large, il pourra devenir aussi compétitif que les autres en 800Mhz  avec ces nouvelles fréquences puisqu'il n'aura simplement qu'à mettre à jour son réseau tranquillement aux endroits stratégiques.

    Seconde dividende numérique:
    Ça se fera par un changement sur la TNT de norme de compression et de diffusion (modulation) des services de télévision pourrait apporter un second dividende de fréquences. De nouveaux gains en efficacité d'utilisation de la ressource spectrale de diffusion de la télévision numérique pourront être obtenus :
      -en abandonnant la compression vidéo MPEG2 au profit du MPEG4-AVC/H.264, voire de la future norme HEVC ;
      -en passant de la norme de transmission numérique terrestre DVB-T à la norme DVB-T2.

    L'impact pour l'équipement du public avec de nouveaux récepteurs sera un frein à la mise en place de ce second dividende.

  4. Joearchi a écrit :

    @Awax: Sauf qu'il est question de proposer de nouvelles fréquences pour la 4G, selon les fréquences libérées par la TV hertzienne notamment

    Les fréquences librérées par la TV sont en partie déjà utilisées et attribuées: Il s'agit des faleuses fréquences "en or", à partir de 800Mhz.
    Ces fréquences étaient auparavant utilisées en UHF, sur les canaux 61 à 65, et exceptionnellement sur les canaux 66 à 69, ces derniers canaux pouvant être utilisés ponctuellement par l'armée. La redistribution des cartes s'est d'ailleurs dans certains coins faite "dans la douleur" amenant sur certains sites à émettre les multiplex sur des canaux adjacents.
    Par ailleurs, ces fréquences "en or" risquent fort de l'être au niveau coûts pour les opérateurs, car les tests (qui n'ont pu être finalisés) menés sur Laval par les Opérateurs, constructeurs et diffuseurs ont clairement démontré (sauf pour le comique qui se fait appeler ministre) que la 4G brouillait grave les signaux de la TNT, et ceci non seulement sur les canaux proches (58,59 et 60), mais également sur une partie de la bande V...
    Comme le partie a été pris par le gouvernement de décider que ce serait aux opérateurs de régler la facture de modifications des installations de réceptions de la TNT, bonjour la facture, car il faut théoriquement filtrer en amont des préamplis pour "essayuer" d'éliminer toute perturbation... Le comique de l'affaire est que dans les endroits où la réception de la TNT est "limite", cela risque d'être "zone blanche"...
    A ce monet, on assitera à une réussite franchouillarde: Avoir en même temps facture te fracture numérique!!!
    Et on ne parle pas de certaines zones frontalières où nos amis n'ont pas fait le choix de ne plus utiliser les canaux entre 61 et 65...
    Aahh!!! Les politiques et la technique... Un vrai drame national! :P

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