L’ANFR conteste les mesures de réseau menées par l’Arcep

0

L’histoire sans fin

L’agence nationale des fréquences radioélectriques (ANFR) émet des doutes sur les mesures du déploiement du réseau de Free Mobile, menées par l’Arcep. La méthode retenue par le régulateur ne serait pas adaptée à un opérateur en itinérance, selon elle…

Répondant à une demande d’Éric Besson, ministre de l’Industrie, l’ANFR a rendu son rapport, dont les principales conclusions viennent remettre en cause les mesures menées par l’Arcep.

Pour contrôler que Free Mobile respecte bien ses obligations réglementaires, l’Arcep utilise des cartes SIM “bloquées”, capables de ne se connecter qu’au réseau de Free Mobile. Or, celles-ci ne sont pas représentatives du parc de cartes SIM distribuées aux clients de Free, souligne l’ANFR ; dans la pratique, ces dernières sont également capables de se connecter au réseau d’Orange, en itinérance.

L’Agence nationale met en avant les choix de déploiement atypiques de Free Mobile, qui « a implanté bon nombre de ses stations de manière très espacée », ce qui « accroît la dépendance » au réseau d’Orange. Tout en réservant son verdict final pour fin mars, le temps d’élaborer de nouveaux tests lui permettant d’« élucider certaines particularités du fonctionnement radioélectrique du réseau de Free Mobile », l’ANFR remarque tout de même que « seules 70 % des stations de l’opérateur en émission sont entrées spontanément en interaction avec le mobile portant une carte Free » lors de ses premiers essais.

En conclusion, l’ANFR constate que la « couverture théorique reflète mal la réalité du fonctionnement d’un réseau hybride (…) reposant très largement sur l’itinérance ». Elle invite Free Mobile à « modifier quelques paramètres dans son réseau pour rétablir la préférence de ses terminaux pour son infrastructure propre », afin que le réseau d’Orange soit moins sollicité dans les zones où le nouvel entrant est également présent.

Rappelons toutefois que Jean-Ludovic Silicani, président de l’Arcep, a appelé à faire une distinction nette entre la couverture de la population et la qualité de service d’un réseau, qui sont deux mesures bien distinctes. Le rapport de l’ANFR semble, au contraire, devoir alimenter la confusion…

Source : Les Échos

Partager

A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

Les commentaires sont fermés.