Free : ne l’appelez plus le “quatrième opérateur” !

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Martin, où sont les clés du château ?

Les chiffres du 1er trimestre 2014 publiés par les principaux opérateurs viennent officialiser une nouvelle à laquelle on s’attendait depuis déjà un certain temps : en parc de clients total, Free vient détrôner Bouygues Telecom à la place de 3ème opérateur français.

À fin mars 2014, Free revendiquait 14,3 millions de clients tandis que Bouygues Telecom n’en affichait que 13,177 millions. Ces chiffres tenant compte du parc total (fixe + mobile) permettent de confirmer que Free n’est plus, comme on a longtemps pu le surnommer, le “quatrième opérateur”.

Sur le terrain de la téléphonie mobile seule, Bouygues Telecom conserve sa place du podium : avec un parc de 11,143 millions d’abonnés, il reste encore devant Free Mobile et ses 8,635 millions. Mais pour combien de temps ? Avec plus de 500 000 nouveaux abonnés mobiles en moyenne par trimestre, Free se rapproche dangereusement de Bouygues Telecom qui, lui, en perd régulièrement (-70 000 abonnés ce trimestre). À ce rythme, si rien ne change, Free aura rattrapé Bouygues d’ici un peu plus d’un an !

Par ailleurs, financièrement parlant, l’écart entre les deux opérateurs n’a jamais été aussi faible, puisque le groupe Iliad (Free) affiche un chiffre d’affaires consolidé de 1,004 milliard d’euros (en hausse de plus de 10%), tout proche des 1,085 milliard (en recul de 5%) revendiqués par Bouygues Telecom sur ce trimestre.

Les perspectives d’un rapprochement entre Bouygues Telecom et Orange pourraient toutefois changer considérablement la donne, si elles venaient à se concrétiser. Preuve en est que sur un marché des télécoms en plein chamboulement, rien n’est jamais définitif…

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

10 commentaires

  1. Free (pour certains envers et contre tout) poursuit son bonhomme de chemin, avec (encore! diront les mêmes...) une certaine réussite.
    Un truc qui me rappelle l'arrivée de Free sur le fixe avec son triple play, qui ne "pouvait durer" selon certains "spécialistes"...
    Un des principaux défauts franchouillards est de confondre entreprise "respectable" et entreprise "rentable". C'est oublier que le monde des affaires et de l'entreprise est tout sauf un monde de Bisounours. Hélas, en affaires, tous les coups sont (presque) permis! Et il s'est toujours vérifié une chose: Dans le monde de l'entreprise, s'il n'y pas rigueur de gestion, la pérennité de l'entreprise est menacée!
    Et il semble qu'hélas certains dirigeants d'entreprise télécoms ne se sont pas imprégnés de cette maxime en voulant jouer à "celui qui avait la plus grosse", et les faits ont démontré que ce n'étaient pas les derniers arrivés dans ce petit monde qui ont fauté!
    Sur le dernier point du feuilleton Bouygues, il n'est pas impossible que les gesticulations financières actuelles aient d'abord comme cible de rendre la prétendante ByT "présentable", en tous cas plus attirante que ce que les analystes financiers semblent l'estimer. En effet, se faire "estimer" 6 Milliards d'Euros par Orange apparaît plus "fun" que les 4,4 Milliards des analystes. Le problème est de savoir si Orange pourrait réellement finaliser l'opération, sans encourir les foudres de diverses autorités, hexagonales ou européennes, auquel cas, le mariage ou l'absorption deviendrait impossible, avec retour à la case départ, encore plus douloureux pour ByT...
    Un certain X.Niel serait alors à l'affût au coin du bois...

  2. Effectivement, on oublie trop souvent que le monde des affaires n'est pas celui des bisounours et que de nombreux coups se font en douce et en catimini.
    Ce qui me pose problème dans le cas de Bouygues est que le prix supposé d'acquisition est largement supérieur à la valeur boursière de tout le groupe Bouygues, ce qui ma paraît assez exorbitant.
    Sachant qu' orange ne pourra tout conserver (si c'est eux qui rachètent Bouygues) et devra en céder une partie, sans compter les départs qui auront lieu à ce moment là, le prix payé risque d'être surévalué (mais je gage que le contrat de cession prévoira des compensations sur ces deux points au moins).

  3. On peut aussi ajouter qu'un conglomérat est toujours sous évalué en bourse par rapport à la valeur cumulée de chacune des entités qui le composent. Cette décote peut parfois être très importante.

  4. A ce rythme, pour le CA Free aura vite dépassé Bouygues. Certainement dès la fin du T2. Restera le dernier indicateur pour faire de Free le troisième opérateur : le nombre de clients sur le segment mobile. Et hors client Mvno hébergés, ce sera fait avant la fin de l'année 2014 (au T3 ?).
    Déjà pour ce trimestre Free a dépassé l'ensemble des Mvno. 

  5. Vous jouez sur les mots en disant "4ème opérateur", ce n'était pas 4ème en terme de résultats mais bel et bien parce que Free mobile est arrivé sur le marché après les 3 autres.
    Ensuite il ne faut pas confondre nombre d'abonnés et chiffre d'affaire ou encore bénéfice. Il y a certain nombre d'abonnés au forfait 2€ ou 0€.
    C'est pas avec un abonné à 0€ qu'on fait de l'argent.

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