Deux économistes dénoncent l’impact négatif de Free Mobile

41

Pierre Kopp, professeur à l’université de Panthéon-Sorbonne (Paris I) et Rémy Prud’homme, professeur émérite à l’université Paris XII, dénonçant le bilan « globalement négatif pour la collectivité » de l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile.

Selon eux, en un an, « les consommateurs ont gagné 1,2 milliard d’euros » suite à l’arrivée de Free Mobile sur le marché, « ce qui est très bien ». Mais « les opérateurs historiques, et Free qui n’est pas rentable dans le mobile, ont perdu 1,3 milliard d’euros » ; or, « moins de bénéfices pour les entreprises cela veut aussi dire moins d’emplois et moins de dépenses ». Au final, dans un contexte difficile, le bilan de l’arrivée de Free Mobile pour l’économie est « globalement négatif, de plus d’un demi milliard d’euros par an ».

Les deux économistes sont conscients des « vertus de la concurrence, qui rabote les rentes et qui stimule l’innovation », mais « l’idée que 4 opérateurs est nécessairement mieux que 3 s’avère un peu courte. Elle l’est d’autant plus, en l’occurrence, qu’un an à peine après l’introduction du 4ème, on parle déjà de regroupements et de consolidations qui ramèneraient à 3 le nombre de nos opérateurs ».

Cette étude fait suite à celle de Bruno Deffains, professeur à la Sorbonne, qui mettait en avant le risque d’une destruction de quelques 70 000 emplois, à terme, suite à l’arrivée de Free Mobile. En revanche, deux autres économistes (Augustin Landier et David Thesmar) dressaient un bilan opposé, en estimant que l’impact de Free Mobile sur l’économie aboutirait à 16 000 à 30 000 créations nettes d’emplois…

- À lire sur le site de La Tribune

Partager

A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

41 commentaires

  1. Je vais me faire devin: Je sens... Je sens... Un énième débat sur bien ou pas bien free mobile, avec des arguments de haut vol.
    Bon, arrêtons-nous deux secondes. Dans ce genre de contexte, n'est-il pas un peu tôt pour juger du bien ou du mal que fera freemobile au marché, et à l'économie? On peut toujours voir le résultat actuel, l'indication est intéressante, (bien que je ne comprends pas vraiment leur calcul, comment peut-on d'un coté rendre 1.2 milliards d'euros aux usagers et faire perdre 1.3 aux entreprises, mais bon...), mais elle le sera certainement plus quand d'une part la 4G sera vraiment démocratisée, et d'autre part quand freemobile sera moins dépendant de son itinérance.

  2. Ils doivent faire partie de ces éminents économistes qui nous ont répété à l'envie depuis 40 ans que 3% de déficit par an c'est bien..................  On voit où cela nous a menés...............

  3. Ce qui prouve que l'économie est comme la philosophie, on peut dire une chose ou son parfait contraire avec le même aplomb. Il y a en fait beaucoup d'idéologie.
    En téléphonie mobile, la concurrence n'a vraiment commencé qu'il y a un an...

  4. Apparament les économistes ont trouvés quelqu'un pour leur glisser une enveloppe sous l'arbre de Noel!
    Pour sortir des conneries avec aussi peu d'argument, ils faut qu'ils aient un sacré mentor pour les conseiller!

  5. La question n'est pas de savoir si il faut 3 ou 4 opérateurs mais de savoir combien il faut d'opérateurs pour que la concurrence fonctionne.
    En France, les 3 existants ne se faisaient pas la concurrence. Il fallait donc introduire un 4e. Si un des 3 opérateurs non-concurrenciel disparait, ce n'est pas un problème tant que le marché reste concurrenciel et non en situation d'entente illicite.

  6. Je crois que les économistes font une confusion entre opérateur et concurrent. Avant l'arrivé de Free on avait 3 opérateurs et 0 concurrent, maintenant on a 4 opérateurs et 4 concurrents (qui tous se font des procès les uns les autres).
    Donc oui peut-être qu'on va revenir à trois opérateurs mais ce sera avec 3 concurrents...

  7. Réagir sur le forum