Accusations sur le réseau Free Mobile : l’ARCEP recadre les concurrents

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Dans les dents !

L’Arcep, Autorité de régulation des télécoms, a publié une série de précisions suite à la polémique médiatique lancée par les opérateurs, accusant Free d’avoir éteint certaines de ses antennes-relais et/ou de ne pas respecter ses impératifs de couverture…

Tout d’abord, l’Autorité rappelle que l’audit qu’elle a mené, « au travers d’une campagne de plus de 10 000 mesures » lui a permis de confirmer que Free respectait bien ses engagements en couvrant plus de 27% de la population (sur son réseau propre, hors itinérance).

Ce taux de couverture a été validé le 13 décembre 2011. La méthode de vérification employée est « strictement identique à celle utilisée, dans les mêmes circonstances, pour les autres opérateurs » en leur temps, précise l’Arcep.

L’Autorité rappelle par ailleurs que « le lancement d’un nouveau réseau de téléphonie mobile représente une opération complexe qui peut nécessiter des réglages et des mises au point ». Elle se permet d’indiquer que les trois opérateurs en place (Orange, SFR et Bouygues Telecom) n’avaient, de leur côté, pas respecté leurs obligations de couverture respectives en 3G, en 2001 et 2002. L’Arcep avait alors « toléré cet état de fait » en raison « des difficultés techniques et économiques invoquées par les opérateurs ».

Suite à ce recadrage en règle, l’Autorité reconnaît avoir été saisie par les syndicats CFE-CGC et UNSA Télécoms, qui lui demandent de mener une nouvelle enquête sur l’état du réseau Free Mobile. Cependant, aucun opérateur n’a adressé une telle requête, et l’Arcep précise qu’elle n’a reçu « aucun élément concret » venant étayer les accusations de désactivation des antennes sur le réseau de Free.

« Dans un souci de transparence et de sérénité, l’ARCEP a estimé utile de demander à la société Free Mobile d’actualiser les informations relatives à l’état de son réseau », conclut le communiqué, qui invite le nouvel entrant à lui communiquer le détail des sites « effectivement activés » et à lui faire connaître les motifs qui auraient pu engendrer, s’il y a lieu, d’éventuelles désactivations de stations sur le réseau.

Suite à cela, l’Arcep engagera une nouvelle enquête sur le terrain, dont les résultats seront publiés.

Source : Arcep

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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