Fibre : les opérateurs d’infrastructures et commerciaux tentent de s’entendre pour une meilleure qualité des raccordements

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Les difficultés liées au déploiement de la Fibre ne cessent d’être dénoncées et ont fait l’objet, ces derniers mois, d’un nombre conséquent de publications, y compris de la part d’organismes de consommation, qui mettent en évidence les errements des sous-traitants.

Force est de constater que le contexte actuel ne se prête en aucun cas à la sérénité, du côté de chaque intervenant, et c’est en ce sens qu’InfraNum a souhaité mettre en place des « accords » entre les opérateurs à l’initiative du déploiement des infrastructures comme des intervenants commerciaux, à l’origine de la mise sur le marché, des abonnements.

Une accélération des raccordements exécutée dans la douleur.

Le noeud du problème : l’accélération nécessaire du plan de transition numérique, France Très Haut Débit, qui s’est trouvée confronté aux affres de la crise sanitaire dans le courant de l’année passée tout en poursuivant son déploiement, et qui a l’ambition de poursuivre cette croissance sur l’intégralité de l’année 2021, en allant au-delà des 5 millions de prises ouvertes les 12 derniers mois.

Or, si les difficultés liées aux nombreux errements des sous-traitants et leur travail parfois bâclé, ainsi que l’a très récemment dénoncé 60 millions de consommateurs, mais également le Syndicat Mixte du Doubs Très Haut Débit particulièrement excédé par ce cumul de situations, il était clair qu’aucune décision drastique n’avait été prise dans un objectif commun de régulation et de qualité.

Un accord qui anticipe les difficultés liées à l’entretien pour l’avenir ?

Plusieurs solutions ont été proposées afin de garantir les raccordements effectués d’un point de vue qualitatif, par notamment le biais d’un accord d’ores et déjà régularisé par des intervenants comme Axione et Altitude Infra, bien connus du secteur des infrastructures, mais également des opérateurs commerciaux.

Plusieurs objectifs sont poursuivis :

  • la transparence des procédures poursuivies ;
  • une amélioration qualitative des interventions ;
  • la mise en place de procédures strictes pour tout nouvel intervenant sur le réseau notamment avec des contrôles effectués à distance ;
  • la répartition des frais de maintenance entre l’opérateur d’infrastructure et l’opérateur commercial.

La mise en place de ce système n’est pas sans rappeler les difficultés rencontrées par les opérateurs notamment du fait du défaut d’entretien du réseau cuivré par Orange, de nombreuses fois pointé du doigt par l’Exécutif, et semble anticiper les éventuelles difficultés futures engendrées du fait de la transition vers la Fibre ; Orange invoquant de son côté pour ne pas exécuter l’ensemble des obligations mises à sa charge, le coût qu’il assumerait seul.

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