Telecom Italia : Bolloré contraint de revoir ses plans en Italie

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L’Autorité de régulation des télécoms italienne inflige un camouflet majeur à Vivendi, le groupe de Vincent Bolloré, sommé de réduire sa participation dans Telecom Italia ou dans Mediaset.

On s’attendait à un duel franco-français sur le territoire italien avec d’un côté Xavier Niel, qui s’apprête à y lancer une offre via Free Mobile, et de l’autre Vincent Bolloré, dont le groupe Vivendi détient à lui seul près de 25% de Telecom Italia. Mais l’homme d’affaires breton pourrait être contraint de revoir ses plans.

En s’emparant de 28,8% du groupe médias Mediaset, alors qu’il était déjà actionnaire de référence de Telecom Italia, Bolloré a provoqué la colère de l’AGCOM (gendarme des télécoms italien). En effet, pour des raisons évidentes, l’Italie interdit à un groupe de détenir des parts importantes dans des entreprises télécoms et médias à la fois. Une réglementation qui ne connaît pas d’équivalent en France…

Mediaset ou Telecom Italia ?

Vivendi devra donc impérativement faire un choix. Soit en cédant le contrôle effectif de Telecom Italia, soit en cédant une part significative de Mediaset (et repasser sous la barre des 10%). Le groupe a deux mois pour faire connaître sa décision, et comment il compte s’y prendre, sous peine d’une amende significative pouvant atteindre jusqu’à 5% de son chiffre d’affaires. Il aura ensuite 10 mois supplémentaires pour parvenir à ses fins.

Si on ne connaît pas encore le choix de l’entrepreneur, il serait toutefois surprenant que Bolloré choisisse d’abandonner le contrôle de Telecom Italia, pour lequel il a investi bien plus d’argent que dans Mediaset. Il faut aussi dire que sa montée de participation subite au sein du groupe médias de la famille Berlusconi est perçue comme particulièrement hostile…

Dans un communiqué, le groupe prend note de la décision « avec étonnement », et « se réserve le droit d’engager toute action judiciaire appropriée », incluant « une plainte officielle auprès de la Commission européenne pour violation du droit de l’Union européenne ».

Source : Le Monde

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