Chez Orange, Stéphane Richard favori à sa propre succession

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Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, devrait briguer un troisième mandat à la tête de la société. Aux commandes depuis 2010, il fait figure de favori.

Selon toute vraisemblance, l’actuel PDG d’Orange serait prêt à rempiler pour un troisième mandat. Régulièrement crédité comme l’homme ayant réussi à mettre fin à la crise sociale initiée par son prédécesseur démissionnaire Didier Lombard, et réussi à résister à l’arrivée de Free Mobile, Stéphane Richard est auréolé d’un beau bilan.

A contrario, plus récemment, il a essuyé quelques échecs notables, dont ses tentatives avortées de rachat de Bouygues Telecom en 2016. Cela pourrait jouer en sa défaveur. De surcroît, il traîne toujours une mise en examen dans le cadre de l’affaire Tapie-Lagarde, mais cela ne l’avait pas empêché de briguer avec succès son second mandat en 2014.

À quinze mois de l’échéance de son mandat actuel, la course à la succession s’organise déjà en coulisses. L’arrivée de plusieurs personnalités au sein du conseil d’administration ouvre la voie à toutes les spéculations, selon Le Figaro. Et si ce n’était pas Stéphane Richard… alors, qui d’autre ?

L’attaque des clones

En décembre, Alexandre Bompard (actuel patron de la Fnac, ex-Europe 1, ex-Canal+) rejoignait le conseil d’administration d’Orange et laissait déjà planer le doute sur ses prétendues prétentions à la direction de l’opérateur historique. Il faut dire que le haut fonctionnaire, issu de l’ENA, ayant exercé au cabinet de François Fillon au ministère des Affaires Sociales et du Travail, coche toutes les cases…

Autre prétendant potentiel au CV idéal, Nicolas Dufourcq (DG de Bpifrance) a rejoint le conseil d’administration d’Orange cette semaine. Diplômé de HEC et de l’ENA, il a exercé au cabinet de René Teulade, au ministère des Affaires sociales et de l’intégration en 1992. Il a eu un rôle important chez France Télécom au début des années dans les années 1990 et au début des années 2000, où il finira par présider la filiale internet du groupe, Wanadoo. Il passera chez Capgemini avant d’être bombardé directeur de la Banque publique d’investissement.

Lors du précédent renouvellement de mandat, en 2014, le nom de Nicolas Dufourcq était régulièrement évoqué parmi les alternatives crédibles à Stéphane Richard. Il s’agit donc d’un candidat sérieux, pour peu qu’il décide de briguer le poste.

Enfin, la possibilité d’une promotion interne n’est pas à exclure. Parmi les profils les plus probables, on peut citer Pierre Louette (directeur délégué) ou Ramon Fernandez (directeur financier). Mais ce n’est pas le scénario favori des analystes : l’évolution aux plus hauts postes est réputée difficile au sein du groupe, et l’on évoque volontiers l’idée d’un « plafond de verre ». Delphine Ernotte, ex-DG d’Orange France passée chez France Télévisions, en est un bon exemple.

Source : Le Figaro

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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