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Google déréférence des sites de presse en ligne belges (MàJ)

Pas de gouvernement, et plus de Google ?

Mise à jour : finalement, le coup de semonce de Google aura suffi à faire réfléchir Copiepresse. Les deux groupes ont annoncé lundi soir avoir conclu un accord permettant de réintégrer les sites blacklistés à l’index du moteur de recherche.

Après une bataille juridique longue de cinq années, quelques jours d’embargo auront suffi à changer la donne…

Le message de Google était clair, et les autres groupes de presse ne s’y tromperont probablement pas : le géant californien estime ne rien devoir à personne, et il n’hésitera pas à déréférencer les sites lorsqu’il le jugera nécessaire.

D’où ce volte-face express de Copiepresse, qui, après des années de brouille avec Google, aura finalement accéléré une procédure de réconciliation avec signature d’un accord à la clef. Durée totale de l’embargo ? Du vendredi au lundi soir, soit un peu plus de 3 jours.

Cette trève pourrait toutefois ne pas durer : Copiepresse souligne déjà que ces quelques jours de désindexation se sont traduits par un « impact direct sur le trafic » des sites web concernés, dont près d’« 1 internaute sur 5 » provient du fameux moteur de recherche, selon Philippe Laloux. Le groupe choisira-t-il de repartir au front en mettant en avant le préjudice financier subi ? Suite au prochain épisode…

via PC INpact


Article initial (18 juillet 2011) : 

Google a décidé de retirer de son index plusieurs sites de presse belges, qui se plaignaient de leur présence sur l’agrégateur d’actualités du groupe, Google Actualités.

A l’origine, un petit groupe de titres de presse (Le Soir, Sudpresse, L’avenir. L’Écho, La Libre Belgique…), rattachés à une même société de gestion de droits (Copiepresse), se plaignaient en 2006 de la présence de leurs articles publiés en ligne sur le portail Google Actualités — qui en reprenait les titres, les miniatures, un court extrait textuel et un lien vers l’article au complet.

Devant la justice, l’affaire aura donné tort à Google, condamnée en appel pour contrefaçon le 5 mai 2011. La condamnation prévoit une lourde amende de 25 000 € par infraction en cas de récidive de la part de Google.

La société a bien tenu compte de cette décision… et même un peu plus. En effet, les sites n’ont pas seulement été retirés de la base de données de titres agrégés par Google Actualités, ils ont également été retirés de l’index général du moteur de recherche (Google Search) !

La société californienne justifie sa décision en s’appuyant sur la décision de justice rendue par la cour d’appel de Bruxelles : « pour nous conformer à la récente décision de la Cour, nous sommes en train de retirer les éléments relatifs à Copiepresse de notre indexation. (…) Si nous conservions des contenus dans notre index, nous pourrions être potentiellement redevables d’amendes de 25 000 € par infraction. Nous serions ravis de pouvoir inclure à nouveau Copiepresse s’ils manifestaient leur souhait d’apparaître dans Google Search tout en renonçant aux pénalités potentielles ».

Néanmoins, difficile de ne pas y voir un coup bas de la part du moteur de recherche, trop heureux de faire valoir sa situation dominante en privant les sites en question d’une importante source de visiteurs.

C’est d’ailleurs l’avis de Philippe Laloux, responsable du site lesoir.be : « c’est une application pointilleuse et mesquine de l’arrêt du 5 mai », dénonce-t-il. « Cela me pose sérieusement question sur la neutralité de ce moteur de recherche. (…) Visiblement il suffit de payer pour être en haut de la page de recherche, et surtout montrer patte blanche et livrer tous vos contenus. Si vous ne faites pas cela, visiblement, vous êtes black-listé en quelque sorte ».

via RTL.be, ZDnet

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