Free Mobile

Free Mobile ouvrira 420 boutiques d’ici à 2018

Free Mobile, le quatrième entrant sur le marché de la 3G en France, disposera bien de points de vente en dur. Selon le dossier de candidature de l’opérateur, rapporté par Les Echos, l’objectif est fixé à 420 boutiques à l’horizon 2018.

La rumeur était persistante et il était difficile d’y voir clair entre les déclarations des différents dirigeants d’Iliad. Les Echos ont cependant réussi à se procurer un passage du dossier de candidature de Free Mobile (remis à l’ARCEP à l’automne dernier) et confirme l’ouverture de boutiques Free Mobile.

Dans la section Emploi de son dossier (voir aussi notre premier article à ce sujet), l’opérateur s’engage à employer 1710 vendeurs, dans « environ 420 points de vente en 2018 répartis sur l’ensemble du territoire ».

Le courtier Raymond James pense de son côté qu’Iliad pourrait acquérir rapidement l’ensemble des boutiques du réseau Avenir Télécom, soit un réseau de 180 points de vente. Cela lui permettrait de disposer d’une base solide disponible dès le lancement de l’offre commerciale (d’ici 2012), puis de compléter au fur et à mesure.

Exane BNP-Paribas estime le coût total des investissements de Free Mobile pour son réseau de distribution, à 40 millions d’euros d’ici à 2015... soit pas moins de 3,3% du chiffre d’affaires estimé de l’opérateur mobile d’ici là.

Source : Les Echos

30.03.2010 17:50 - Free Mobile - Yoann Ferret - 20 commentaires
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Commentaires des lecteurs

Kami78


Il y a 151 j
Merci pour ce long déploiement !

1 - Il est exact que les investissements d'Iliad sont inférieurs à ceux annoncés il y a 3 ans. Autant qu'on puisse le voir dans les documents officiels, cela ne semble pas causé par un ralentissement du déploiement horizontal, mais par un recours majoritaire à la location plutôt qu'à l'achat immobilier pour les NRO. En revanche, il est hélas évident que les investissements commerciaux sont très insuffisants, ou plutôt qu'ils sont parfaitement adaptés au nombre encore très faible de clients opérationnels. Cela suggère que les vrais objectifs d'Iliad pour la FTTH sont bien inférieurs à sa part de marché ADSL : après tout, avec l'effet de levier provoqué par la fin des redevances FT, 10% suffiraient pour rentabiliser et garantir un ARPU séduisant.

2 - Les échanges de fichiers des conventions que tu évoques sont exigés par l'ARCEP : on peut difficilement s'en offusquer puisque c'est la base de la mutualisation ! Mais tu as parfaitement raison de rappeler l'évidence : le déploiement coûte trop cher et sa rentabilité exige de mutualiser le plus possible, pas uniquement l'équipement de l'immeuble. Pourquoi Free serait-il le seul opérateur P2P de la galaxie 100% incompatible avec le PON ? Les impossibilités techniques réelles n'expliquent pas tout !

3 - La situation des bailleurs sociaux ou des collectivités locales est très diversifiée. C'est pourtant un marché qui est et deviendra majeur, mais où Iliad persiste à jouer seul. Pourtant sa réalisation vitrine de Montpellier qui reste vide après plus de deux ans de démarrage montre les limites de cette approche, sans parler de Valenciennes dont la presse locale commence à critiquer les délais.

4 - S'agissant du délai de 6 mois, il n'a en effet pas grande signification dans la mesure où tous les opérateurs n'ont aucun intérêt à aller vite ! Seule la concurrence de Numericable et de ses partenaires pourrait accélérer le mouvement de mutualisation cette année. Mais dans les immeubles où une majorité de résidents seront clients de la FTTB / FTTLA de Numericable, il sera très difficile aux opérateurs FTTH de faire signer leur convention.

5 - Non le marché des prescripteurs n'est pas un frein, c'est un marché professionnel : il oblige donc ses acteurs à mettre en oeuvre des organisations et des moyens ad hoc, car la signature d'une convention avec des propriétaires n'a rien à voir du tout avec celle d'un contrat avec un particulier. Or sans convention, point de FTTH !

jc45


Il y a 151 j

yoann007 :

Ah, la confusion Yoann / Yohan, c'est pas la première fois que j'y ai droit :-)

Toutes mes excuses pour cette confusion.

jc45


Il y a 151 j

Kami78 :

Vraiment navré mais on ne peut pas parler de critiques si elles ne reposent pas sur des arguments mais des états d'âmes ! Pour info, il semble que tu te trompes de Yoann mais passons.

Le seul vrai et gros souci, c'est que l'autocritique formulée par le DG de Free en décembre 2008 n'a donné lieu à aucun changement notable de l'approche commerciale. Or le marché visé pour la FTTH n'est pas celui du client final mais des prescripteurs : syndics, propriétaires et bailleurs sociaux. Et oblige d'autre part le fournisseur à une action commerciale ciblée : celle-ci se limite de manière incompréhensible aux seuls syndics.

Je n'ai pas d'état d'âme, seulement une vision de ce qui est réalisable en fonction de moyens financiers revus à la baisse chez Free Infra avec des prestataires qui vont être moins disponibles (Orange et SFR relancent leur déploiement, Bouygues se lancerait sur le marché suite à l'annonce du mois dernier). les prestataires ayant la structure nécessaires (techniquement et financièrement) pour réaliser les travaux FTTH des opérateurs ne sont pas très nombreux... certains ont pris du Free faute de mieux... attendons de voir ce qui va se passer en 2010. Les annonces commerciales trop précoces, Free ferait mieux de s'abstenir. Tant que l'acquisition du local NRO n'est pas effective et l'étude de faisabilité réalisée, le silence serait plus sage.
Désolé pour Yoann... la teneur des propos m'a induit en erreur, j'ai cru reconnaitre quelqu'un...

Le marché des prescripteurs, parlons en... il faut réaliser la verticalité dans un délai de 6 mois (enfin sur le papier).
Aucun opérateur ne tient cet engagement, tous attendent de déployer l'horizontalité avant. Ils ont tous des conventions non réalisées 2 ans après la signature ! Et les opérateurs ne se bagarrent plus pour obtenir des conventions sur la verticalité... ils échangent même leur fichiers des conventions signées (je parle d'orange, free et sfr) via la DIVOP. Ils en sont même à étudier des déploiements communs pour réduire les coûts, chacun ayant une plaque à réaliser (Orange, Free et SFR)

Les bailleurs sociaux ont un autre problème : ils ont pour la plupart un parc de logements sur beaucoup de communes, pas toutes en zone dense.... certains revendiquent à juste titre la propriété du réseau dit "FT" au sein des ensembles, réseau tombé en décrépitude de ce fait. Ils demandent la mise à neuf de l'horizontalité au frais de l'opérateur qui acceptera de signer et c'est en général couteux... très coûteux...

Que penserait on d' un constructeur automobile qui voudrait faire signer des réservations sur un modèle de voiture un an avant la livraison, avec possibilité de repousser ce délai à perpette suivant son humeur et sa stratégie interne ? Et les opérateurs ne se bagarrent plus pour obtenir des conventions sur la verticalité... ils échangent même leur fichiers des conventions signées (je parle d'orange, free et sfr).

Pour ce qui est du DG, je parlais de JD, celui de Free Infra, pas de ML.
Le marché visé est bien celui du client final, celui des prescripteurs étant un frein. Free déploie les zones denses ou il a le plus d'abonnés en priorité, pour ne plus avoir à reverser une partie de ses recettes à France télécom (quasi 30%).

yoann007


Il y a 151 j
Ah, la confusion Yoann / Yohan, c'est pas la première fois que j'y ai droit :-)

Kami78


Il y a 151 j
Vraiment navré mais on ne peut pas parler de critiques si elles ne reposent pas sur des arguments mais des états d'âmes ! Pour info, il semble que tu te trompes de Yoann mais passons.

Il n'y a absolument aucune marche arrière sur les objectifs FTTH, pour la bonne raison qu'ils étaient très faciles à couvrir vu l'environnement : 70% de Paris n'avait rien de renversant. Il y a en revanche un retour vers le réel pour ceux qui croyaient sans réfléchir qu'Iliad pourrait déployer un réseau aussi vite, alors que ce n'est pas son métier : il faut donc tout bâtir de zéro.

Le seul vrai et gros souci, c'est que l'autocritique formulée par le DG de Free en décembre 2008 n'a donné lieu à aucun changement notable de l'approche commerciale. Or le marché visé pour la FTTH n'est pas celui du client final mais des prescripteurs : syndics, propriétaires et bailleurs sociaux. Et oblige d'autre part le fournisseur à une action commerciale ciblée : celle-ci se limite de manière incompréhensible aux seuls syndics.