C’est aujourd’hui une nouvelle page d’un feuilleton sans fin qui s’ouvre... La polémique autour de l’usage des logiciels libres au sein de la Freebox n’est en effet pas nouvelle.
En cause, le non-respect supposé de la licence libre GNU GPL par Free, exigeant, selon la partie plaignante, que Free publie les codes libres modifiés intégrés à la Freebox.
Plusieurs développeurs et personnalités influentes du monde du logiciel libre s’étaient emparés de l’affaire fin 2007, parmi lesquels Loïc Dachary, président de la Free Software Foundation France, dans une interview accordée au Journal du Net. La réponse de Xavier Niel, connu pour son franc-parler, ne manquait pas de piquant.
Si en apparence les choses en étaient restées là, c’était sans compter sur les trois développeurs Harald Welte (Iptables), Rob Landley et Erik Andersen (BusyBox). Tous trois, directement concernés car impliqués dans des projets réutilisés au sein de la Freebox, travaillent depuis plus d’un an à une issue légale à cette affaire. Le 14 novembre 2007, ils font parvenir une lettre de mise en demeure à Free, leur laissant un mois de préavis. Peine perdue.
Pendant ce temps, en parallèle, les trois plaignants ouvrent un site en français dans lequel ils exposent leur démarche et font également un appel aux dons en vue de leur procédure judiciaire.
Finalement, ce n’est que beaucoup plus tard, le 24 novembre... 2008, qu’une assignation est envoyée. Celle-ci a été publiée, vous pouvez la consulter ici.
Si l’utilisation frauduleuse présumée d’Iptables ainsi que de BusyBox, deux composants essentiels au fonctionnement de la Freebox, se révèle confirmée en justice, cela contraindra probablement Free à publier les sources de la Freebox... ou bien à revoir ses plans.
Voir aussi : Freebox VS logiciel libre
Furlax :
@lepoulpe : Tes critiques fonctionneraient exactement de la même façon contre la boite qui utiliserait du libre sans même le déployer ... tu refuses tout simplement l'idée que du libre puisse être librement "utilisé" (j'ai pas dit "distribué").
Non, non. Par exemple Google utilise des logiciels libres modifiés par leur soins mais ne le distribuent pas. Il peuvent continuer sans problème.
Est-ce que ces développements sous GPL auraient été déployés à 2 millions d'exemplaires s'ils avaient été vendus 1000 euros la licence ?
Est-ce que les choix de Free auraient été les mêmes si les conditions de la GPL avaient été différentes ?
Je serais tenté de dire : qu'est ce que ça change pour les auteurs en question ? De toutes façons, aujourd'hui, il n'y a aucune information officielle de Free
que tel ou tel logiciel GPL est utilisé dans la Freebox et il n'y a aucune publication des modifs. Donc ils auraient très bien pu prendre autre chose que les softs GPL n'auraient rien perdu.
Pourquoi ne pas écrire une lettre aux gens qui rédigent les licences GPL en leur demandant de changer l'expression "pour que tout ouvrage que vous distribuez ou publiez" (du paragraphe 2b) en "pour que tout ouvrage que vous distribuez, publiez ou rendez accessible à des utilisateurs extérieurs à votre organisation" ?
En passant, il faudra aussi penser à corriger le paragraphe suivant :
"L'opération consistant à exécuter le Programme n'est soumise à aucune limitation (...)"
Parce que d'une part ce n'est pas le débat dans ce cas précis puisque de l'avis de la FSF, le logiciel dans le cas de la Freebox est distribué. Et d'autre part, ça existe déjà et ça s'appelle l'AGPL.
Parler de "revente de freebox" en prétendant que certains peuvent ne pas la rendre une fois leur abonnement résilié est une autre fumisterie : ce que l'ancien abonné possède alors n'est qu'une freebox physique qui ne fait rien de "logique" tant qu'elle n'est pas connectée au réseau de Free (et reconnue par l'adresse MAC comme appartenant à un abonné précis). Dans cette tractation, on parle donc de dédommagement plutôt que de vente (les deux camps sont perdants) ... de toutes façons, sans la possibilité d'inspecter, d'exécuter ou de copier un logiciel, il ne reste pas grand chose de celui-ci (pour ne pas dire rien).
Pourquoi ne pas vendre de la ligne de mire alors ?
Et d'une, même en dehors du réseau, le soft GPL est stocké dans la flash. Et de deux, qu'est ce qui te dit que une fois le firmware patché correctement, il n'est pas possible d'utliser la boiboite sur un autre réseau que celui de Free ?
Sinon, pour la lutte contre la tivoisation en v3, c'est le genre de truc qui fait penser que la GPLv10 ressemblera sans doute à ce qu'on dit à Mr Phelps à la fin des bandes de mission impossible (de toutes façons, ces licences sont forcément faites pour se durcir : le principe de l'upgrade libre de version, adopté par certains, force le GPL à évoluer sans cesse vers plus de contraintes). D'ailleurs, ça sent déjà un peu le cramé.
Au regard ce que celà implique, je comprends qu'on ne laisse pas filer son "exemption" au hasard d'une mise en conformité empathique et zélée avec les desiderata exprimées dans une FAQ.
[...]
édité par yoann007 : bravo, c'est ton énième dérapage incontrôlé en 4 jours, tu as gagné une exclusion temporaire !
yoann007 :
Je crois que c'est surtout ça... la complexification extraordinaire du libre avec ses différentes ramifications, ses représentants "autoproclamés" même pas capables de se mettre d'accord entre eux, une licence GNU qui fait 20 pages...
Ca montre bien que tu ne l'as jamais lue, déjà il n'existe pas de licence gnu vu qu'il s'agit d'un projet, et la GPLv2 elle tient sur 4 pages (mise en forme comprise).
tuttle :
J'aime bien le mot 'tentative'. Cela voudrait donc dire que la GPL n'est qu'une transcription imparfaite de cet 'esprit' et de ce 'concept' ? tellement tordu qu'il n'est pas possible de l'ennoncer clairement par écrit?
Oui c'est un concept extrêmement tordu, surtout quand on essaye de toutes ses forces de le démonter sans accepter de voir ce qu'il vous apporte tous les jours.
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